Posté(e) 23 mai 20206 a Je ne peux pas en mettre plus de 5 photos alors en voici 5 pour commencer : 1) 2) 3) 4) 5) Personnellement je trouve la 4 ma meilleure à date et vous ? Modifié 23 mai 20206 a par puncho
Posté(e) 23 mai 20206 a Auteur Merci bien c'est apprécié, il semble ne pas vouloir s'en rester imposé demain ou plus tard vous verrez pourquoi il était là. Dans la 1 et la 2 je réalise que les brindilles en avant plan dérangent mais je voulais démontrer la proximité entre le didndon et les 2 écureuils surtout. Modifié 23 mai 20206 a par puncho
Posté(e) 23 mai 20206 a Pour moi la 3 et la 4 sont intéressantes (photographiquement parlant), mais ce sont hélas le seules... Les 2 premières ont surexposées, trop éloignées pour faire apparaître les écureuils (je ne les aurait pas remarqués sans avoir lu ton commentaire précédant), et le brindilles en premier-plan créent un "fouillis" qui gêne beaucoup trop la lecture de l'image. Sur la 5ème les écarts de lumière sont trop importants entre l'arrière-plan (surexposé) et le dindon (sous-exposé). Par ailleurs l'arrière-plan est beaucoup moins joli sur sur les 3 et 4, et l'attitude du volatile fait qu'on ne voit pas bien sa tête... Donc oublions les 1, 2 et 5 et parlons des 3 et 4... Les EXIFs n'étant pas fournis on ne peut pas commenter la manière. Mais déjà on peut dire que l'ouverture a été bien choisie : le sujet est net et la profondeur de champs courte pour isoler le sujet de l'arrière-plan. L'exposition semble également assez bien gérée si l'on ne prend en compte que le résultat (sans les EXIFs difficile de dire si le mode d'exposition était le bon, si la vitesse et la sensibilité étaient les bonnes...) et pourtant la situation n'était pas des plus simple (sujet sombre sur un arrière-plan très clair). Pour juger du reste il faudrait les EXIFs !!!
Posté(e) 23 mai 20206 a Auteur Merci, je dois diminuer le format alors je perds les exifs, je dois retourner à l'originale pour les retrouver , pour la 1 : ƒ/8 1/350 180 mm ISO 800 pour la 2 : ƒ/8 1/350 180 mm ISO 800 pour la 3 : ƒ/10 1/200 250 mm ISO 800 pour la 4 : ƒ/10 1/200 250 mm ISO 800 pour la 5 : ƒ/5,6 1/350 250 mm ISO 320 Je pense qu'à part pour la 5 j'avais l'ISO sur mode auto.
Posté(e) 23 mai 20206 a Merci pour les EXIFs. Pour les 3 et 4, tu es à 800 ISO alors qu'il fait jour ! La raison est que ton diaphragme est fortement fermé. Fermer le diaphragme n'est pas très logique pour le type de photo ici, que s'assimilerais à du portrait... En général on cherche à flouter l'arrière-plan, donc à ouvrir le diaphragme. Du coup à F/10 tu laisse entrer très peu de lumière. Le boitier a dû compenser en augmentant les ISO. Certes, ça ne se voit pas ici, mais une montée en ISO non maitrisée peut ruiner tes images en faisant apparaitre trop de bruit. La montée en ISO devrait être la dernière option, l'action de la dernière chance, pour te permettre de prendre la photo que tu souhaites. Ici, avant de monter en ISO, il aurait été plus judicieux d'ouvrir le diaph, pourquoi pas à la valeur maximale autorisée par ton objectif. Bien sûr cette ouverture du diaphragme est applicable ici parce qu'il s'agit d'un "portrait" d'un animal, et que l'arrière-plan peut être flou... donc on peut ouvrir sans problème. En ouvrant on laisse entrer plus de lumière, plus besoin des 800 ISOs. Personnellement, je n'ai AUCUN paramètre en mode auto, et surtout pas les ISO car le bruit numérique généré en haute sensibilité pourrait rendre les photos inutilisables. Par ailleurs, la sensibilité est l'un des 3 éléments du triangle d'exposition... les fameux 3 éléments qui sont à la base de la photographie... les 3 éléments que l'on demande de maitriser en premier dans tous les cours de photographie. Le fait que le boitier choisisse les ISO va masquer les erreurs d'exposition que tu pourrait faire, et donc, au lieu de te corriger toi-même et de gagner de la compétence, tu risque de ne pas assimiler les effets des autres paramètres parce que le boitier corrige en touchant à la sensibilité.
Posté(e) 24 mai 20206 a Les deux premières la lumière sur le côté a donné un rendu médiocre , il fallait changer l'angle de prise de vue afin d'avoir le soleil dans le dos , La 3 et la 4 c'est acceptable voir bien La 5 le corps sombre de la dinde l'est trop , je te l'éclaircis pour te montrer la différence , il y a mieux mais bon !
Posté(e) 24 mai 20206 a Il y a 9 heures, PaciBPhoto a dit : Merci pour les EXIFs. Pour les 3 et 4, tu es à 800 ISO alors qu'il fait jour ! La raison est que ton diaphragme est fortement fermé. Fermer le diaphragme n'est pas très logique pour le type de photo ici, que s'assimilerais à du portrait... En général on cherche à flouter l'arrière-plan, donc à ouvrir le diaphragme. Du coup à F/10 tu laisse entrer très peu de lumière. Le boitier a dû compenser en augmentant les ISO. Certes, ça ne se voit pas ici, mais une montée en ISO non maitrisée peut ruiner tes images en faisant apparaitre trop de bruit. La montée en ISO devrait être la dernière option, l'action de la dernière chance, pour te permettre de prendre la photo que tu souhaites. Ici, avant de monter en ISO, il aurait été plus judicieux d'ouvrir le diaph, pourquoi pas à la valeur maximale autorisée par ton objectif. Bien sûr cette ouverture du diaphragme est applicable ici parce qu'il s'agit d'un "portrait" d'un animal, et que l'arrière-plan peut être flou... donc on peut ouvrir sans problème. En ouvrant on laisse entrer plus de lumière, plus besoin des 800 ISOs. Personnellement, je n'ai AUCUN paramètre en mode auto, et surtout pas les ISO car le bruit numérique généré en haute sensibilité pourrait rendre les photos inutilisables. Par ailleurs, la sensibilité est l'un des 3 éléments du triangle d'exposition... les fameux 3 éléments qui sont à la base de la photographie... les 3 éléments que l'on demande de maitriser en premier dans tous les cours de photographie. Le fait que le boitier choisisse les ISO va masquer les erreurs d'exposition que tu pourrait faire, et donc, au lieu de te corriger toi-même et de gagner de la compétence, tu risque de ne pas assimiler les effets des autres paramètres parce que le boitier corrige en touchant à la sensibilité. Bonjour, Je me délecte des avis de PaciBPhoto sur ces photos ici et en général sur mes photos quand il passe ici ... Merci PaciBPhoto pour ces précieux conseils. Je reviens sur ce message. Pour pouvoir ne régler aucun paramêtre, il faut bien maitriser le triangle ''vitesse, ouverture, iso." Moi j'aimerais bien descendre en iso pour avoir un grain fin qui améliore beaucoup la photo. Faut-il savoir régler le reste en focntion du reste. Je prends un exemple il fait beau, les 100 iso devraient convenir maintenant, je veux photographier un oiseau sur une branche un peu ombragée.... Les 100 iso ne seront plus d'actualité... alors quel iso choisir, quelle vitesse en fonction des iso et enfin quel vitesse. Tout est lié mais comment faire pour que la photo soit réussie.. Quel est par exemple un triangle de départ.. pour une photo réussie. Tu vois (je me permets de te tutoyer) Le fait d'avoir mis sur le marché des boitiers en auto .... c'est très très bien, mais on ne sait pas, je parle pour moi, revenir en manuel..... Après c'est vrai il y a le net etc.... Pour moi c'est pas évident. J'ai un D7000, avec la fonction auto ce qui m'arrangeais bien. Maintenant j'ai un D500 avec lequel pas que je galère, non, mais je dois beaucoup réfléchir avant de partir faire de la photo. Regarder mes paramêtres ceux que je métrisent un peu. Bon je fais de la photo. Le D500 il faut bien savoir le maitriser...... Voilà. Désolé j'ai été un peu long. C'était mon quart d'heure 😉....
Posté(e) 24 mai 20206 a il y a 38 minutes, Bclaude57 a dit : Je reviens sur ce message. Pour pouvoir ne régler aucun paramêtre, il faut bien maitriser le triangle ''vitesse, ouverture, iso." Moi j'aimerais bien descendre en iso pour avoir un grain fin qui améliore beaucoup la photo. Faut-il savoir régler le reste en focntion du reste. Je prends un exemple il fait beau, les 100 iso devraient convenir maintenant, je veux photographier un oiseau sur une branche un peu ombragée.... Les 100 iso ne seront plus d'actualité... alors quel iso choisir, quelle vitesse en fonction des iso et enfin quel vitesse. Tout est lié mais comment faire pour que la photo soit réussie.. Quel est par exemple un triangle de départ.. pour une photo réussie. Tu vois (je me permets de te tutoyer) Le fait d'avoir mis sur le marché des boitiers en auto .... c'est très très bien, mais on ne sait pas, je parle pour moi, revenir en manuel..... Après c'est vrai il y a le net etc.... Pour moi c'est pas évident. J'ai un D7000, avec la fonction auto ce qui m'arrangeais bien. Maintenant j'ai un D500 avec lequel pas que je galère, non, mais je dois beaucoup réfléchir avant de partir faire de la photo. Regarder mes paramêtres ceux que je métrisent un peu. Bon je fais de la photo. Le D500 il faut bien savoir le maitriser...... Voilà. Désolé j'ai été un peu long. C'était mon quart d'heure 😉.... Tout d'abord, si je me permets parfois de réclamer les EXIFs et de pinailler un peu sur la sensibilité utilisée pour telle ou telle photo, c'est principalement parce que je pense qu'il faut garder le contrôle sur l'appareil. Cela ne veut pas dire qu'on n'a pas droit aux automatismes ! Mais ces automatismes ne devraient être que des "assistants", pour nous éviter de perdre du temps sur des actions qu'on aurait fait par nous-mêmes par ce que l'on sait déjà les faire.... Du moment que l'on sait ce que va choisir le boitier, que l'on maîtrise ses actions, et surtout qu'on les comprend et les valide, alors pas de soucis pour moi sur cette utilisation. Un pilote de ligne fait 98% de son vol en utilisant un pilote automatique.... Mais le pilote se doit de savoir piloter, de savoir reprendre la main à tout moment, de savoir juger des actions du pilote automatique et si besoin de repasser en manuel s'il sait que l'automatisme ne saura pas gérer. Or, quand on débute la photo, le seul moyen de maîtriser c'est de se passer des automatismes, et de ne les réactiver que lorsqu'on a parfaitement connaissance de leurs actions. En gros, et peut-être paradoxalement, il faut considérer les automatismes comme un outil pour celui qui connait, et non comme une aide pour celui qui ne connait pas... sinon on apprend jamais. Et le pire des automatismes pour moi est sans le moindre doute les ISO AUTO ! Voilà pour ce qui est de ma vision des modes automatiques. Je ne les rejette pas, je les utilise parfois, mais j'essaye de ne jamais les subir. En ce qui concerne les paramètres de ma prise de vue, mon "algorithme" de décision est assez simple (c'est ma façon de fonctionner, je ne prétends pas que ce soit une bonne façon de faire) : 1) Je commence toujours le raisonnement en sensibilité minimale native de mon boitier : 100 ISO (chez Nikon je crois que la sensibilité native est à 200 ISO) 2) Après avoir choisi mon cadrage je choisis mon ouverture, en fonction de la scène, du style de photo etc... (paysage, portrait, hyperfocale,...) 3) Je règle ma vitesse en faisant ma mesure d'exposition là où je le désire, en suivant les indications fournies par le boitier dans l'oeilleton. Il peut arriver que je ne suive pas à la lettre ce que propose le boitier dans les cas où je sais que le boitier est induit en erreur (par exemple sur de forts contre-jours, ou bien lorsque la scène est légitimement très claire comme une scène de neige par exemple, ou encore lorsqu'une partie spécifique de la scène m'intéresse et que je veux "protéger" cette partie d'une surex ou d'une sous-ex...). C'est toujours le même principe, le boitier me propose une vitesse basée sur des automatismes intégrés dans la logique interne du micro-logiciel, mais c'est à moi de les valider. Bref, j'obtiens une vitesse... 4) J'évalue cette vitesse obtenue par rapport à la situation, la focale utilisée, et ma capacité à rester stable... En gros, je vérifie s'il y a un risque de flou de bouger avec cette vitesse à cette focale (et par sécurité je ne tiens pas compte de la stabilisation éventuelle de l'objectif). 5) Si je juge la vitesse trop faible, alors et SEULEMENT ALORS, je monte les ISOs par crans standards (c'est trop compliqué de calculer les 1/3 ou les 3/4 d'exposition, je reste sur des valeurs standards, 100, 200, 400, 800 etc... les calculs sont simples, il s'agit de division ou de multiplications par 2). C'est donc UNIQUEMENT si j'ai besoin d'une plus grande vitesse que je décide de monter en ISO ! Le choix de monter en ISO est donc la dernière étape de mon algorithme, celle qui me permettra de pallier à un manque de vitesse éventuel. Pour reprendre ton exemple de l'oiseau sur une branche dans la pénombre, je répondrais que les 100 ISO sont peut-être toujours d'actualité, si la vitesse est toujours suffisante pour ne pas risquer le flou de bouger... En revanche, s'il y a un risque de manquer de vitesse, alors là oui on augmente d'un cran, d'un deuxième, ... jusqu'à obtenir la vitesse minimale de sécurité. En restant sur les crans "standards" d'ouverture, de vitesse et d'ISO les calculs sont immédiats et on peut aller directement à la bonne valeur ISO. C'est pour ça que je n'aime pas les valeurs en 1/3,1/2, 3/4 de crans car ça complique les calculs et très sincèrement ça ne sert vraiment pas à grand chose. Bien entendu, cela veut dire que les 3 réglages du triangle d'exposition doivent être accessibles directement "sous les doigts". C'est toujours le cas pour tout les appareil photo dignes de ce nom. Mais cela veut dire aussi que l'on doit savoir où ces boutons se trouvent sans avoir à les chercher ni avoir à regarder le boitier. Il faut donc PRATIQUER, s’entraîner à les manipuler l'oeil dans le viseur... Et l'on en revient donc au problème initial : si l'on ne désactive pas dès le début les automatismes, on ne prend pas les bonnes habitudes, on ne prend pas l'habitude de vérifier les ISO dans le viseur, on ne prends pas l'habitude de vérifier la vitesse proposée par le boitier, etc... Quand on apprend à conduire, l'instructeur nous laisse nous occuper de tout : le volant, les pédales, les vitesses... Il nous reprend chaque fois qu'on ne met pas les yeux sur le rétroviseur avant de freiner ou de tourner, Il nous reprend chaque fois qu'on ne laisse pas les mains sur le volant dans la bonne positions. Il nous force à nous créer des habitudes... des habitudes qui serviront forcément un jour.
Posté(e) 24 mai 20206 a Auteur Merci j'essaierai de me souvenir du plus d'information possible, le problème est justement de m'en souvenir, je pense que l'idéal serait de me faire un petit calepin de notes. A un moment donné je m'avais fait des fiches pour différentes situation, de mémoire mon geai bleu avait été fait en mode Auto les exifs étaient : ƒ/7,1 1/400 250 mm ISO 320 donc l'ISO était déjà moins élevé donc si je comprends bien par journée ensoleillée je devrai utiliser l'ISO le plus bas et ouvrir le diaphrame, la vitesse aussi devrait être au plus bas pour mon appareil il faut multilpier par 1.4 donc à 250 mm 1/350 devrait être la vitesse choisie. Petite question suite au commentaire suivant '' Bien sûr cette ouverture du diaphragme est applicable ici parce qu'il s'agit d'un "portrait" d'un animal, et que l'arrière-plan peut être flou... donc on peut ouvrir sans problème. En ouvrant on laisse entrer plus de lumière, plus besoin des 800 ISOs.'' devrais utiliser le mode portrait de mon appareil plutôt que le mode manuel alors pour noter les exifs de ce type de prise ?
Posté(e) 24 mai 20206 a il y a 53 minutes, puncho a dit : devrais utiliser le mode portrait de mon appareil plutôt que le mode manuel alors pour noter les exifs de ce type de prise ? Houla non ! Les modes "portraits", "paysage", "macro", "portrait de nuit" etc, sont des modes tout automatique qui existe sur les boitiers d'entrée et de milieu de gamme. Avec ces modes, tu appuies sur un bouton et l'appareil fait une photo.... Pour faire de la photographie et progresser dans cette pratique il faut proscrire les modes tout automatique. A la limite, si tu ne veux pas être en tout manuel tu peux laisser l'appareil calculer un seul des paramètres, et utiliser les modes semi-auto que sont "Priorité ouverture" (mode Av) et "priorité vitesse" (mode Tv). Par exemple, pour un portrait d'une personne ou d'un animal, tu choisirais le mode "priorité ouverture" (Av) et tu fixerais l'ouverture du diaphragme et la sensibilité, l'appareil calculerait la vitesse... mais dans tous les cas il faut valider par toi-même cette vitesse avant de déclencher pour t'assurer qu'elle n'est pas trop lente par exemple. Le mode tout manuel nécessite des efforts mais à mon sens c'est celui qui permet réellement de progresser, au risque de quelques photos ratées, mais au moins ces erreurs seront formatrices.
Posté(e) 24 mai 20206 a Il y a 10 heures, PaciBPhoto a dit : Tout d'abord, si je me permets parfois de réclamer les EXIFs et de pinailler un peu sur la sensibilité utilisée pour telle ou telle photo, c'est principalement parce que je pense qu'il faut garder le contrôle sur l'appareil. Cela ne veut pas dire qu'on n'a pas droit aux automatismes ! Mais ces automatismes ne devraient être que des "assistants", pour nous éviter de perdre du temps sur des actions qu'on aurait fait par nous-mêmes par ce que l'on sait déjà les faire.... Du moment que l'on sait ce que va choisir le boitier, que l'on maîtrise ses actions, et surtout qu'on les comprend et les valide, alors pas de soucis pour moi sur cette utilisation. Un pilote de ligne fait 98% de son vol en utilisant un pilote automatique.... Mais le pilote se doit de savoir piloter, de savoir reprendre la main à tout moment, de savoir juger des actions du pilote automatique et si besoin de repasser en manuel s'il sait que l'automatisme ne saura pas gérer. Or, quand on débute la photo, le seul moyen de maîtriser c'est de se passer des automatismes, et de ne les réactiver que lorsqu'on a parfaitement connaissance de leurs actions. En gros, et peut-être paradoxalement, il faut considérer les automatismes comme un outil pour celui qui connait, et non comme une aide pour celui qui ne connait pas... sinon on apprend jamais. Et le pire des automatismes pour moi est sans le moindre doute les ISO AUTO ! Voilà pour ce qui est de ma vision des modes automatiques. Je ne les rejette pas, je les utilise parfois, mais j'essaye de ne jamais les subir. En ce qui concerne les paramètres de ma prise de vue, mon "algorithme" de décision est assez simple (c'est ma façon de fonctionner, je ne prétends pas que ce soit une bonne façon de faire) : 1) Je commence toujours le raisonnement en sensibilité minimale native de mon boitier : 100 ISO (chez Nikon je crois que la sensibilité native est à 200 ISO) 2) Après avoir choisi mon cadrage je choisis mon ouverture, en fonction de la scène, du style de photo etc... (paysage, portrait, hyperfocale,...) 3) Je règle ma vitesse en faisant ma mesure d'exposition là où je le désire, en suivant les indications fournies par le boitier dans l'oeilleton. Il peut arriver que je ne suive pas à la lettre ce que propose le boitier dans les cas où je sais que le boitier est induit en erreur (par exemple sur de forts contre-jours, ou bien lorsque la scène est légitimement très claire comme une scène de neige par exemple, ou encore lorsqu'une partie spécifique de la scène m'intéresse et que je veux "protéger" cette partie d'une surex ou d'une sous-ex...). C'est toujours le même principe, le boitier me propose une vitesse basée sur des automatismes intégrés dans la logique interne du micro-logiciel, mais c'est à moi de les valider. Bref, j'obtiens une vitesse... 4) J'évalue cette vitesse obtenue par rapport à la situation, la focale utilisée, et ma capacité à rester stable... En gros, je vérifie s'il y a un risque de flou de bouger avec cette vitesse à cette focale (et par sécurité je ne tiens pas compte de la stabilisation éventuelle de l'objectif). 5) Si je juge la vitesse trop faible, alors et SEULEMENT ALORS, je monte les ISOs par crans standards (c'est trop compliqué de calculer les 1/3 ou les 3/4 d'exposition, je reste sur des valeurs standards, 100, 200, 400, 800 etc... les calculs sont simples, il s'agit de division ou de multiplications par 2). C'est donc UNIQUEMENT si j'ai besoin d'une plus grande vitesse que je décide de monter en ISO ! Le choix de monter en ISO est donc la dernière étape de mon algorithme, celle qui me permettra de pallier à un manque de vitesse éventuel. Pour reprendre ton exemple de l'oiseau sur une branche dans la pénombre, je répondrais que les 100 ISO sont peut-être toujours d'actualité, si la vitesse est toujours suffisante pour ne pas risquer le flou de bouger... En revanche, s'il y a un risque de manquer de vitesse, alors là oui on augmente d'un cran, d'un deuxième, ... jusqu'à obtenir la vitesse minimale de sécurité. En restant sur les crans "standards" d'ouverture, de vitesse et d'ISO les calculs sont immédiats et on peut aller directement à la bonne valeur ISO. C'est pour ça que je n'aime pas les valeurs en 1/3,1/2, 3/4 de crans car ça complique les calculs et très sincèrement ça ne sert vraiment pas à grand chose. Bien entendu, cela veut dire que les 3 réglages du triangle d'exposition doivent être accessibles directement "sous les doigts". C'est toujours le cas pour tout les appareil photo dignes de ce nom. Mais cela veut dire aussi que l'on doit savoir où ces boutons se trouvent sans avoir à les chercher ni avoir à regarder le boitier. Il faut donc PRATIQUER, s’entraîner à les manipuler l'oeil dans le viseur... Et l'on en revient donc au problème initial : si l'on ne désactive pas dès le début les automatismes, on ne prend pas les bonnes habitudes, on ne prend pas l'habitude de vérifier les ISO dans le viseur, on ne prends pas l'habitude de vérifier la vitesse proposée par le boitier, etc... Quand on apprend à conduire, l'instructeur nous laisse nous occuper de tout : le volant, les pédales, les vitesses... Il nous reprend chaque fois qu'on ne met pas les yeux sur le rétroviseur avant de freiner ou de tourner, Il nous reprend chaque fois qu'on ne laisse pas les mains sur le volant dans la bonne positions. Il nous force à nous créer des habitudes... des habitudes qui serviront forcément un jour. Merci beaucoup pour ton message. Je vais mettre en pratique tes conseils et je viendrai poster les résultats ici.
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