Posté(e) 10 décembre 20205 a Le sol trempé se gerce aux froidures premières, La neige blanche essaime au loin ses duvets blancs, Et met, au bord des toits et des chaumes branlants, Des coussinets de laine irisés de lumières. Passent dans les champs nus les plaintes coutumières, À travers le désert des silences dolents, Où de grands corbeaux lourds abattent leurs vols lents Et s’en viennent de faim rôder près des chaumières. Mais depuis que le ciel de gris s’était couvert, Dans la ferme riait une gaieté d’hiver, On s’assemblait en rond autour du foyer rouge, Et l’amour s’éveillait, le soir, de gars à gouge, Au bouillonnement gras et siffleur, du brassin Qui grouillait, comme un ventre, en son chaudron d’airain. Émile Verhaeren
Posté(e) 10 décembre 20205 a On dirait un dessin à l'encre de chine. Sa simplicité me plait. Beau poème de surcroît.
Posté(e) 11 décembre 20205 a Bon pour moi! J’aime bien la courte profondeur de champs qui rend net la tige du centre et flou celles devant et derrière. Le format portrait lui va bien, le carré serait aussi un bon choix. Modifié 11 décembre 20205 a par Bib
Posté(e) 11 décembre 20205 a Je ne sais trop quoi en penser, après j'ai toujours un peu de mal avec les photos minimalistes ...
Posté(e) 11 décembre 20205 a Auteur Bon, moi je la trouve terrible. Et Effectivement l'idée du carré me plait
Posté(e) 11 décembre 20205 a il y a 3 minutes, Ave-cesar a dit : l'idée du carré me plait On se croirait chez le coiffeur... J'aime bien les 2 propositions...
Posté(e) 12 décembre 20205 a Je crois que je préfère avec plus de blanc autour, ça les noie encore plus dans l'immensité blanche.
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