Posté(e) 16 janvier 20233 a 2 photos d'une floraison d'Orpin rougeâtre (famille des Crassulas) que je viens de réaliser en studio. La 1°: Pile de 165 photos avec un pas de 1/2 mm avec un rail automatique pour la photo proxy. La 2°: Pile de 88 photos avec un pas de 1/4 mm avec un rail automatique pour la photo macro. D810, 60mm AF Nikon macro à F/11, 1/8s & 100 iso pour les 2 photos.
Posté(e) 16 janvier 20233 a De belles réalisations techniquement et esthétiquement. Question de candide qui te feras sans doute bondir : L'empilement d'autant de photos (165) et le déploiement d'autant de technique apportent ils un réel plus ? Je veux dire : avec une ouverture plus petite , un pied et une vitesse lente, sur un tel sujet, n'obitient on pas un résultat comparable ?
Posté(e) 16 janvier 20233 a Auteur il y a 27 minutes, YannickBac a dit : De belles réalisations techniquement et esthétiquement. Question de candide qui te feras sans doute bondir : L'empilement d'autant de photos (165) et le déploiement d'autant de technique apportent ils un réel plus ? Je veux dire : avec une ouverture plus petite , un pied et une vitesse lente, sur un tel sujet, n'obitient on pas un résultat comparable ? Bonsoir et merci pour tes appréciations Très bonne question, merci de la poser. En macro & proxy proche de la macro plein format, la plage de netteté est de quelques millimètres à des ouvertures de l'ordre de F/11. Au-dessus on s'expose à des aberrations chromatiques pour un faible gain de netteté. Donc, si l'on recherche une très grande plage de netteté, le focus stacking s'impose. Certains appareils haut de gamme proposent un programme "focus stacking" intégré ultra rapide & ultra efficace surtout avec les insectes vivants et pour des rapports de reproduction jusqu'à 1. La seule autre alternative, que j'utilise aussi mais sans être certain qu'elle soit plus facile d'accès, c'est l'utilisation d'objectifs grand format en focale longue (240mm, 360mm , voir 600mm). Ces objectifs sont optimisés pour des ouvertures à F/32, voir F/45 et avec suffisamment de longueur de soufflet, on peut se rapprocher à quelques dizaines de centimètres pour obtenir un rapport de x1, voir x2, donc de la macro. Toutefois, pour se rapprocher suffisamment, il faut en contre partie un très grand tirage, donc des longueurs de soufflet pouvant atteindre 1 mètre voir plus, mais à ce prix, on obtient une plage de netteté de plusieurs centimètres de profondeur et on peut se passer du focus stacking ! J'ai écrit un article sur ce forum dans la rubrique technique, que tu as du voir passer d'ailleurs , sur l'utilisation du soufflet en macro & proxy ... Le rendu est différent, plus doux, moins technique, il y en a qui aime, d'autre pas. moi j'aime bien les 2 rendus ! On peut aussi , ce que pratiquent la plus part des photographes macro (moi y compris), privilégier une faible zone de netteté et jouer sur les zones floues d'arrière plan, avec à la clé de beaux bokehs et au final de très belles photos! Ou on peut encore utiliser des longues focales plein format, s'éloigner du sujet, donc avoir une plus grande profondeur de champ et ensuite cropper dans l'image pour se rapprocher du rapport :x1. Ou encore, délaisser la macro et la proxy rapprochée pour des cadrages plus larges et des profondeurs de champ plus importantes 🤣
Posté(e) 16 janvier 20233 a Deux très belles et bonnes réalisations. C'est très bien mis en valeur, bravo. Et merci pour les explications. 🙂
Posté(e) 16 janvier 20233 a il y a 4 minutes, Nikita a dit : Deux très belles et bonnes réalisations. C'est très bien mis en valeur, bravo. Et merci pour les explications. 🙂 Même avis Dom
Posté(e) 17 janvier 20233 a Il y a 20 heures, Florent a dit : Bonsoir et merci pour tes appréciations Très bonne question, merci de la poser. En macro & proxy proche de la macro plein format, la plage de netteté est de quelques millimètres à des ouvertures de l'ordre de F/11. Au-dessus on s'expose à des aberrations chromatiques pour un faible gain de netteté. Donc, si l'on recherche une très grande plage de netteté, le focus stacking s'impose. Certains appareils haut de gamme proposent un programme "focus stacking" intégré ultra rapide & ultra efficace surtout avec les insectes vivants et pour des rapports de reproduction jusqu'à 1. La seule autre alternative, que j'utilise aussi mais sans être certain qu'elle soit plus facile d'accès, c'est l'utilisation d'objectifs grand format en focale longue (240mm, 360mm , voir 600mm). Ces objectifs sont optimisés pour des ouvertures à F/32, voir F/45 et avec suffisamment de longueur de soufflet, on peut se rapprocher à quelques dizaines de centimètres pour obtenir un rapport de x1, voir x2, donc de la macro. Toutefois, pour se rapprocher suffisamment, il faut en contre partie un très grand tirage, donc des longueurs de soufflet pouvant atteindre 1 mètre voir plus, mais à ce prix, on obtient une plage de netteté de plusieurs centimètres de profondeur et on peut se passer du focus stacking ! J'ai écrit un article sur ce forum dans la rubrique technique, que tu as du voir passer d'ailleurs , sur l'utilisation du soufflet en macro & proxy ... Le rendu est différent, plus doux, moins technique, il y en a qui aime, d'autre pas. moi j'aime bien les 2 rendus ! On peut aussi , ce que pratiquent la plus part des photographes macro (moi y compris), privilégier une faible zone de netteté et jouer sur les zones floues d'arrière plan, avec à la clé de beaux bokehs et au final de très belles photos! Ou on peut encore utiliser des longues focales plein format, s'éloigner du sujet, donc avoir une plus grande profondeur de champ et ensuite cropper dans l'image pour se rapprocher du rapport :x1. Ou encore, délaisser la macro et la proxy rapprochée pour des cadrages plus larges et des profondeurs de champ plus importantes 🤣 merci pour ces explications techniques très intéressantes mais trop compliquées pour moi, en plus je n'ai beaucoup de patience donc la macro : à petite dose par contre le résultat est très bon, très jolies bravo
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