Posté(e) 31 juillet 20232 a Il y a 11 heures, laurent74 a dit : Au jour d'aujourd'hui, je pense qu'il faut pas trop se focaliser sur le "bruit" en photo nocturne car il a plusieurs sources et origines, certaines sont déjà pas mal corrigé avec les boitiers "modernes" (post 2008) et pour le reste ca se "corrige" par la façon de procéder dans sa photographie (et post traitement). L'exemple avec la photo de ce post en est le parfait exemple et @PaciBPhoto a entièrement raison. Le niveau de bruit est très largement acceptable pour une photo unique ! Pour ma part, quand je fais du stacking en photo nocturne ce n'est pas pour réduire le bruit en soit, mais pour me permettre d'avoir plus de signal (et de meilleure qualité) dans les basses lumières et de pouvoir plus facilement "étirer" l'histogramme afin d'en augmenter la dynamique et révéler que le ciel n'est pas noir, que l'ensemble est plein de couleurs naturelles que nos yeux ne peuvent pas voir sans la photographie. Grossièrement le "Bruit de lecture" diminue avec la montée en ISO, et le "bruit Thermique dû au Dark Current" augmente avec la durée d'exposition ... donc tout va dans le sens de monter en ISO et de capter le plus de signal possible dans le plus bref délai. Merci pour ce retour détaillé @laurent74 J'avoue que j'ai du mal à comprendre le dernier , je pensais que la montée en ISO (sur le boîtier ou en PT) permettait de "palier" la durée d'exposition qui était limitée pour éviter les traînées dues à la rotation de la terre. Je ne pratique pas mais il me semble qu'avec un tracker on s'affranchit de cette limite liée à la rotation et il me semblait qu'en pratique de plus hautes valeurs d'expo pouvaient être utilisées en gardant une sensibilité modérée (?) Mais peut être qu'il me manque des connaissances pour comprendre la logique.
Posté(e) 31 juillet 20232 a il y a 43 minutes, Alexv95 a dit : J'avoue que j'ai du mal à comprendre le dernier , je pensais que la montée en ISO (sur le boîtier ou en PT) permettait de "palier" la durée d'exposition qui était limitée pour éviter les traînées dues à la rotation de la terre. En photo numérique c'est l'ouverture de l'objectif + le temps d'ouverture (temps d'exposition) qui vont donner l'exposition (quantité de lumière reçue par le capteur). L'ISO c'est la plage de lumière qui va être "digitalisé" et utilisé pour créer le fichier image brute (RAW). Monter en ISO ne permet pas de capter plus de lumière, en numérique l'ISO n'est pas un changement de sensibilité comme c'est le cas avec la pellicule argentique. Pour capter la lumière d'un ciel nocturne Il n'y a aucune contre indication a shooter un ciel nocturne à 100 ISO au lieu de 1600 ou 3200 ISO. Car à f2.8/24mm/15s que tu sois a 100 ISO ou 3200 ISO la quantité de lumière captée est la même. Le problème que tu vas rencontrer avec la photo prise a 100 ISO, c'est d'une part comme @PaciBPhoto l'a expliqué tu vas rien voir sur ton écran et donc tout les problèmes qui en découlent. D'autre part dans le fichier bas en ISO, tu auras plus de bruit de lecture (read noise) car c'est ce type de bruit qui domine sur les basse lumières dans des expositions courtes à plusieurs secondes (1 minutes max en général). (Pour faire rapide, le bruit de lecture représente "un palier a passer" pour la détection d'un signal faible. Il est maximal a faible ISO et diminue quand on monte en ISO, il n'est pas lié aux ISO directement mais a d'autres facteurs. Chaque modèle de boitier a une valeur de bruit de lecture différente, et mis a part faire des tests spécifiques on ne sait pas donner de valeur ni même faire une relation avec la taille de capteur, des pixels etc ...) Donc exploiter un fichier de photo nocturne a 100 ISO va forcément te faire apparaitre plus de bruit, quand tu vas étirer l'histogramme pour révéler ta voie lactée etc ... Pour conclure ma réponse et répondre a a la fin de ta question, "pour éviter les trainées dues à la rotation de la terre" , c'est avec la règle des 300 pour capteur APSC et 500 pour FF que tu vas déterminer ta durée d'exposition maximum. Et comme tu opère en milieu peu lumineux, tu vas choisir la plus grande ouverture possible pour faire passer le plus de lumière possible, le temps de cette ouverture. Le choix de l'ouverture (f/ratio) va aussi se faire en fonction des qualités de ton objectif et de l'image que tu veux avoir, si son meilleur piqué est a pleine ouverture ou pas, si les bords de l'image moins piqué te gène ou pas, si les coins sont tirés a pleine ouverture (malgré la correction en post traitement) etc etc ... Il y a 1 heure, Alexv95 a dit : Je ne pratique pas mais il me semble qu'avec un tracker on s'affranchit de cette limite liée à la rotation et il me semblait qu'en pratique de plus hautes valeurs d'expo pouvaient être utilisées en gardant une sensibilité modérée (?) Oui la monture équatoriale évite de "subir" la règle des 500 (ou 300), mais c'est pas non plus illimité car son mouvement n'est pas parfaitement linéaire et donc tu vas quand même avoir des étoiles en grains de riz a cause de mouvement parasites si tu dépasses les capacités de ta monture. Mais aussi parce qu'il y a le "bruit thermique" qui vient prendre le dessus sur le "bruit de lecture" lors des temps d'ouverture long. Le bruit thermique est lié avec le temps d'exposition et la température du capteur, plus le temps d''expo sera long plus il sera présent, et plus le capteur sera chaud (et sa température augmente forcément avec des expositions longues) plus le bruit thermique sera présent. Je sais pas si mes explications sont assez claires 🤔
Posté(e) 2 août 20232 a Auteur Le 31/07/2023 à 23:09, Alexv95 a dit : Je ne pratique pas mais il me semble qu'avec un tracker on s'affranchit de cette limite liée à la rotation Pour compléter l'excellente réponse de @laurent74, j'ajouterais simplement que dans le cas d'un paysage nocturne sous voute étoilée, l'utilisation d'une monture mobile ne fait qu'inverser le problème du "filé" : Les étoiles ne "bougent" plus dans le cadre, certes, mais c'est alors le premier plan qui se déplace, donc si l'on souhaite une premier plan qui paraisse suffisamment net il faut limiter le temps d'expo. Ou alors, il faut prendre 2 photos : une avec la monture tracker pour le ciel (où le premier-plan est filé), une autre sans le tracker pour le premier plan (où les étoiles sont filées), et rassembler ces 2 images en une seule.
Posté(e) 2 août 20232 a Auteur Merci à tous pour vos commentaires et la discussion très intéressante qui en a suivi !
Posté(e) 3 août 20232 a Merci à nouveau @laurent74 pour les explications. C'est très clair Effectivement la situation que j'évoquais était à ouverture, durée d'expo et capteur constant. Je suis d'accord pour les problèmes de visualisation de l'image lorsqu'elle a été prise à 100 iso (la solution peut alors être de prendre 2 images, celle à plus haut ISO servant à la visualisation, sur mon boîtier j'ai également la possibilité de générer très rapidement un jpg à partir d'un raw à l'Expo souhaitée). Le 01/08/2023 à 01:02, laurent74 a dit : Donc exploiter un fichier de photo nocturne a 100 ISO va forcément te faire apparaitre plus de bruit, quand tu vas étirer l'histogramme pour révéler ta voie lactée etc ... C'est là où j'ai des doutes. Je pense qu'avec un capteur non isoless oui c'est effectivement bien le cas, l'amplification est traitée différemment à chaque changement d'iso (jusqu'à un plafond). Par contre pour un capteur isoless, cela reviendra au même, le niveau de bruit sur une photo prise à 100 iso remontee de 4 stops sera similaire à celui d'une photo prise à 1600 ISO par exemple. Si on prend le R5 (isoless dual gain) vs le 6d (non isoless) : https://www.photonstophotos.net/Charts/RN_e.htm On voit bien le gain sur le traitement du bruit à chaque changement d'iso sur le 6D. Sur le R5 en revanche, il y a uniquement un gain à ISO 400, sur le reste la courbe les valeurs restent similaires. Un petit article en français : https://www.webastro.net/forums/topic/164380-iso-less-qu’es-aquò/ Encore une fois je dis tout ceci sans prétention, juste ce que j'ai pu lire, vous avez bien plus d'expérience que moi sur cette pratique. Mais sur les tests que j'ai pu faire de manipulation de fichier dans lightroom avec mon GFX sur 2 prises bas ISO remontée en PT vs haut ISO, j'avais des résultats similaires en terme de bruit et étoiles visibles, mais beaucoup plus de flexibilité sur le traitement du fichier pris à bas ISO où les hautes lumières avaient été protégées.
Posté(e) 3 août 20232 a Il y a 17 heures, PaciBPhoto a dit : Pour compléter l'excellente réponse de @laurent74, j'ajouterais simplement que dans le cas d'un paysage nocturne sous voute étoilée, l'utilisation d'une monture mobile ne fait qu'inverser le problème du "filé" : Les étoiles ne "bougent" plus dans le cadre, certes, mais c'est alors le premier plan qui se déplace, donc si l'on souhaite une premier plan qui paraisse suffisamment net il faut limiter le temps d'expo. Ou alors, il faut prendre 2 photos : une avec la monture tracker pour le ciel (où le premier-plan est filé), une autre sans le tracker pour le premier plan (où les étoiles sont filées), et rassembler ces 2 images en une seule. Merci @PaciBPhoto, oui c'est ce que j'avais en tête et ce qui m'a dissuadé d'un éventuel achat d'une monture mobile, comme ma pratique occasionnelle s'oriente vers les voies lactées avec un paysage / partie terrestre avec. La partie montage obligatoire en post pour en tirer profit m'a un peu refroidie.
Posté(e) 3 août 20232 a Une très belle photo, avec une maitrise du post traitement, comme d'habitude!
Posté(e) 3 août 20232 a Auteur Il y a 6 heures, Porte-Poisse a dit : il faudra vraiment que j'essaie un jour Avec tous les spots que tu as à portée de main, en altitude et sans grosse ville autour, ce serait un crime de ne pas essayer !!! edit : euh... peut-être que je confonds... Tu habites pas loin de la montagne n'est-ce pas !? Modifié 3 août 20232 a par PaciBPhoto
Posté(e) 5 août 20232 a Le 03/08/2023 à 08:46, Alexv95 a dit : C'est là où j'ai des doutes. Je pense qu'avec un capteur non isoless oui c'est effectivement bien le cas, l'amplification est traitée différemment à chaque changement d'iso (jusqu'à un plafond). Par contre pour un capteur isoless, cela reviendra au même, le niveau de bruit sur une photo prise à 100 iso remontee de 4 stops sera similaire à celui d'une photo prise à 1600 ISO par exemple. Alors oui, je parlais bien de boitier "ancienne" génération et non des nouveaux que l'on "constate" ISOLESS" ou "Iso invariant". Petite précision sur cette notion qui est la encore un petit coup de marketing bien placé des fabricants pour des marchés "niches" comme l'astro, car on peut voir sur les courbes que tu présentes que le 6D est lui aussi ISO Invariant à partir de 6400 Iso. En fait tout les boitiers sont ISO Invariant quand on regarde les tests, la différence avec les nouveaux boitiers auxquels on donne ce qualificatif c'est qu'ils ont cette caractéristiques bien plus tôt dans les valeurs ISO. (400 ISO pour le R5 par exemple) Par contre il ne faut pas tout mélanger et croire qu'il n'y a pas plus de "bruit" a 400 Iso qu'a 1600 Iso sur un boitier ISO Invariant. C'est le bruit de lecture (reading noise) qui "n'augmente" plus, mais le bruit de lecture n'est pas la seule source de bruit, et comme j'en parlais précédemment c'est pas la source de bruit la plus gênante sur les boitiers ancienne génération car on sait comment la "combattre", en montant dans les ISO. Le bruit de lecture a une valeur en "électron" et elle représente le seuil minimal pour la détection dans le signal faible. Concrètement cela veut dire que sur un capteur à 100 ISO si ton Bruit de lecture a une valeur de 5 électrons, quand tu as 1 photons qui va "taper" ton capteur il va le "convertir" en 1 électron, mais comme tu as un seuil de bruit de lecture de 5 électrons, ton unique électrons (le photon qui a touché ton capteur) qui aurait du te donner un signal lumineux et perdu dans le bruit de lecture. On voit très bien sur les courbes que tu as postés qu'en montant en ISO la valeur seuil de bruit de lecture diminue, et que donc plus on monte en iso plus le bruit de lecture diminue sur les "non ISO Invariant" et également sur les "ISO invariant" a des valeurs différentes bien sur. Mais le bruit de lecture n'est pas la seule source de bruit, il y a le bruit Thermique, le bruit provenant de l'arrivée aléatoire des photons, le bruit généré par le convertisseur Analogique/Digital ( qui est la somme de plusieurs sources interne a ce convertisseur) etc ... A cela va s'ajouter des impacts différents selon les constructions de boitier, les petits boitiers et ceux qui sont utilisé avec l'écran vont chauffer plus vite et auront une augmentation de température plus rapide sur un temps donné, ce qui va se sentir parfois sur la quantité de bruit au cours de la session. Cet effet sera moins marqué sur des gros boitiers, plus lourds avec donc plus d'inertie thermique etc ... A exposition égale et objectif identique, a basse valeur ISO les capteurs a petits pixels vont capter moins de photons par pixel qu'un capteur à gros pixels (ce qui va induire la fausse idée qu'un capteur plein format capte plus de lumière, alors que c'est pas la taille du capteur qui est déterminante mais la taille des pixels) et cette différence de photon/pixel capté va également avoir des impacts sur les sources de bruit entre ces deux types de boitiers. Bref y a pas de remède miracle, capter de la lumière pour la transformer en signal numérique, ca générera toujours du "bruit" de toute façon! Le 03/08/2023 à 08:46, Alexv95 a dit : Encore une fois je dis tout ceci sans prétention, juste ce que j'ai pu lire, vous avez bien plus d'expérience que moi sur cette pratique. Je sais pas si perso j'ai plus d'expérience que toi dans cette pratique, mais une chose est sure c'est qu'après avoir lu tout et son contraire (surtout sur les articles en Français, beaucoup moins de contradictions chez les anglosaxons) le plus efficace reste quand même d'aller faire des photos, faire des erreurs, les comprendre et les corriger pour les prochains coups 😄 Chacun a sa technique sur le terrain, sur l'ordi etc ... le but c'est qu'on partage des belles photos 😉 Le 03/08/2023 à 08:46, Alexv95 a dit : Mais sur les tests que j'ai pu faire de manipulation de fichier dans lightroom avec mon GFX sur 2 prises bas ISO remontée en PT vs haut ISO, j'avais des résultats similaires en terme de bruit et étoiles visibles, mais beaucoup plus de flexibilité sur le traitement du fichier pris à bas ISO où les hautes lumières avaient été protégées. Tu peux aller voir ce sujet qui aborde une façon (parmi d'autres) de travailler ton histogramme pour préserver les vraies couleurs et éviter de "cramer" tes hautes lumières même sur des fichiers à haut ISO. Il est tout a fait possible de traiter une photo a haut iso sans pourrir tes hautes lumières, mais c'est pas avec les curseurs que ca se passe, il faut travailler directement sur la courbe 😉 Et il y a la partie 1 et 2 qui traite d'une façon de faire pour exposer/stacker etc ... 😉
Posté(e) 8 août 20232 a Le 03/08/2023 à 17:26, PaciBPhoto a dit : Avec tous les spots que tu as à portée de main, en altitude et sans grosse ville autour, ce serait un crime de ne pas essayer !!! edit : euh... peut-être que je confonds... Tu habites pas loin de la montagne n'est-ce pas !? On va pas allez jusque là au risque de vexer nos montagnardes et montagnards mais j'ai de beaux reliefs me situant aux pieds du massif Ardéchois et dans la Drôme des collines
Posté(e) 8 août 20232 a Le 27/07/2023 à 20:14, Nikita a dit : C'est très beau et je suis toujours épatée par ce genre de photographie. Le traitement est excellent, comme toujours. Bref, du beau et très bon travail. Bravo. Moi aussi! Et aussi pour tes explications!
Posté(e) 9 août 20232 a Le 05/08/2023 à 23:20, laurent74 a dit : Le bruit de lecture a une valeur en "électron" et elle représente le seuil minimal pour la détection dans le signal faible. Concrètement cela veut dire que sur un capteur à 100 ISO si ton Bruit de lecture a une valeur de 5 électrons, quand tu as 1 photons qui va "taper" ton capteur il va le "convertir" en 1 électron, mais comme tu as un seuil de bruit de lecture de 5 électrons, ton unique électrons (le photon qui a touché ton capteur) qui aurait du te donner un signal lumineux et perdu dans le bruit de lecture. Merci à nouveau pour ces compléments. Ces notions ne m'étant pas forcément familières mais m'intéressant néanmoins, j'essaye de les comprendre. Pour la première phrase : cela fait sens, les lumières de trop faible intensité ne seront pas visible sur une photo sortie de boitier à 100 ISO (ouverture et durée d'expo mis à part), c'est typiquement le cas pour certaines étoiles, on comprend bien là l’intérêt de monter en ISO (quand l'ouverture et la durée d'expo deviennent critiques). Ce que j'ai plus de mal à comprendre, c'est que cet électron soit perdu dans le bruit : pour moi à 100 ISO nous étions plutôt dans une situation où nous n'avions pas de bruit visible (pour être plus précis, du bruit à un niveau négligeable par rapport aux plus hauts ISO) mais où l'unique électron n'était pas visible sur la photo. Et c'est à plus haut ISO qu'il devenait visible, mais avec en contrepartie l'apparition de bruit. Est-ce l'idée ou suis-je à côté de la plaque? Le 05/08/2023 à 23:20, laurent74 a dit : On voit très bien sur les courbes que tu as postés qu'en montant en ISO la valeur seuil de bruit de lecture diminue, et que donc plus on monte en iso plus le bruit de lecture diminue sur les "non ISO Invariant" et également sur les "ISO invariant" a des valeurs différentes bien sur. Mais le bruit de lecture n'est pas la seule source de bruit, il y a le bruit Thermique, le bruit provenant de l'arrivée aléatoire des photons, le bruit généré par le convertisseur Analogique/Digital ( qui est la somme de plusieurs sources interne a ce convertisseur) etc ... A cela va s'ajouter des impacts différents selon les constructions de boitier, les petits boitiers et ceux qui sont utilisé avec l'écran vont chauffer plus vite et auront une augmentation de température plus rapide sur un temps donné, ce qui va se sentir parfois sur la quantité de bruit au cours de la session. Cet effet sera moins marqué sur des gros boitiers, plus lourds avec donc plus d'inertie thermique etc ... A exposition égale et objectif identique, a basse valeur ISO les capteurs a petits pixels vont capter moins de photons par pixel qu'un capteur à gros pixels (ce qui va induire la fausse idée qu'un capteur plein format capte plus de lumière, alors que c'est pas la taille du capteur qui est déterminante mais la taille des pixels) et cette différence de photon/pixel capté va également avoir des impacts sur les sources de bruit entre ces deux types de boitiers. Bref y a pas de remède miracle, capter de la lumière pour la transformer en signal numérique, ca générera toujours du "bruit" de toute façon! Ok, tout ça c'est bien ce que j'avais en tête. Le 05/08/2023 à 23:20, laurent74 a dit : Alors oui, je parlais bien de boitier "ancienne" génération et non des nouveaux que l'on "constate" ISOLESS" ou "Iso invariant". Petite précision sur cette notion qui est la encore un petit coup de marketing bien placé des fabricants pour des marchés "niches" comme l'astro, car on peut voir sur les courbes que tu présentes que le 6D est lui aussi ISO Invariant à partir de 6400 Iso. En fait tout les boitiers sont ISO Invariant quand on regarde les tests, la différence avec les nouveaux boitiers auxquels on donne ce qualificatif c'est qu'ils ont cette caractéristiques bien plus tôt dans les valeurs ISO. (400 ISO pour le R5 par exemple) Par contre il ne faut pas tout mélanger et croire qu'il n'y a pas plus de "bruit" a 400 Iso qu'a 1600 Iso sur un boitier ISO Invariant. C'est le bruit de lecture (reading noise) qui "n'augmente" plus, mais le bruit de lecture n'est pas la seule source de bruit, et comme j'en parlais précédemment c'est pas la source de bruit la plus gênante sur les boitiers ancienne génération car on sait comment la "combattre", en montant dans les ISO. Non non effectivement, à 400 ISO il y aura moins de bruit qu'à 1600 ISO mais une fois qu'on aura remonté de 2 stops en post traitement notre fichier à 400 ISO pour avoir la même exppo, le bruit remontera d'autant. L'idée que je voulais faire passer pour ceux qui ont un boitier ISOless était la possibilité de prendre la photo à plus bas ISO pour un même résultat final en post-traitement, avec en plus une protection des hautes lumières. L'avantage est qu'une seule photo est suffisante, cela ne nécessite pas de prise de vue supplémentaire, de montage, et quasiment pas de travail en plus en post-traitement. Avec les inconvénients que vous avez mentionnés, à savoir la difficulté de lisibilité à la prise de vue (+/- gérable selon l'appareil / ses habitudes). A prendre ou à laisser selon les goûts. Mais j'ai bien conscience que les capteurs, ISOless ou non, ne progressent quasiment plus dans ce domaine, contrairement aux logiciels de traitement. Merci beaucoup pour l'article je vais lire ça à tête reposée.
Posté(e) 13 août 20232 a Le 10/08/2023 à 00:02, Alexv95 a dit : Ce que j'ai plus de mal à comprendre, c'est que cet électron soit perdu dans le bruit : pour moi à 100 ISO nous étions plutôt dans une situation où nous n'avions pas de bruit visible (pour être plus précis, du bruit à un niveau négligeable par rapport aux plus hauts ISO) mais où l'unique électron n'était pas visible sur la photo. Et c'est à plus haut ISO qu'il devenait visible, mais avec en contrepartie l'apparition de bruit. Est-ce l'idée ou suis-je à côté de la plaque? On prend l'exemple du Canon 6D avec la courbe bleue que tu as postée. A 100 ISO il a un bruit de lecture de 4.5 électrons A 1600 ISO il a un bruit de lecture de 1.2 électrons. Tu fais 2 photos de ciel nocturne, tu exposes ainsi F2.8 - 20secondes ( 1 photo a 100 ISO et 1 photo a 1600 ISO) une des étoiles dans le ciel émet des photons et au travers de ton objectif ouvert a F2.8 pendant 20 secondes ton capteur va recevoir 4 photons de ce signal lumineux. Il va faire son job de capteur et transformer ces 4 photons en 4 électrons. Sur la photo a 100 ISO tu ne verras pas cette étoile (ou très très faiblement) alors qu'elle apparaitra comme une étoile (faible) sur ta photo a 1600 ISO, car le bruit de lecture est plus faible et donc fait "perdre" moins de signal capté. Que tu sois a 100 ISO ou a 150 000 ISO, le signal reçu par le capteur n'est lié qu'a ton ouverture et ton temps d'ouverture. J'essayerai de faire un dessin dans la semaine pour expliquer de façon plus compréhensible comment ca se passe pour le choix d'une valeur ISO, car ca découle directement de la quantité de lumière reçue. Le 10/08/2023 à 00:02, Alexv95 a dit : à 400 ISO il y aura moins de bruit qu'à 1600 ISO mais une fois qu'on aura remonté de 2 stops en post traitement notre fichier à 400 ISO pour avoir la même exppo, le bruit remontera d'autant. C'est la qu'il y a une part de confusion à mon avis, en post traitement on ne peut pas changer l'exposition, l'exposition c'est la quantité de lumière qui est captée pour une valeur d'ouverture et un temps d'ouverture donné. Le petit curseur "exposition" ne peut pas ouvrir plus ton objectif, ni allonger le temps d'ouverture d'une photo qui a été faite 😉 Il peut juste amplifier le signal disponible, et c'est au moment de cette amplification que tu vas voir le "bruit" apparaitre (car lui aussi il est amplifié). Le 10/08/2023 à 00:02, Alexv95 a dit : L'idée que je voulais faire passer pour ceux qui ont un boitier ISOless était la possibilité de prendre la photo à plus bas ISO pour un même résultat final en post-traitement, avec en plus une protection des hautes lumières La protection des hautes lumières dans l'exemple que tu donnes va se faire a 2 moments: moment 1 : a la prise de vue, il faut exposer correctement afin de ne pas "cramer" les hautes lumières (l'histogramme ne doit pas toucher le bord droit) moment 2 : au post traitement, il faut travailler le signal avec l'outil courbe et non avec les curseurs. Avec l'outil courbe tu va pouvoir travailler les parties du signal que tu souhaites, et donc si tu bloques ta courbe au niveau des hautes lumières elle ne vont pas être dégradée. Par contre si tu travailles avec les curseurs tu appliques une correction sur toutes le signal (curseur expo par exemple) et pour ceux qui sont "plus fins" comme "ombres" ou "hautes lumières" ca ne va pas forcément travailler les zones aussi précisément que tu le ferais avec le travail directement sur les courbes. Le 10/08/2023 à 00:02, Alexv95 a dit : L'avantage est qu'une seule photo est suffisante, cela ne nécessite pas de prise de vue supplémentaire, de montage, et quasiment pas de travail en plus en post-traitement La quantité de lumière reçue par ton capteur n'est due qu'a ton ouverture et la durée de cette ouverture 😉 . C'est cette quantité de lumière reçue et recevable qui va déterminer la bonne valeur iso a utiliser. Dans le cas de la photo de ciel nocturne, la quantité de lumière est faible, ce qui n'est pas le cas de la photo de jour ou la quantité de lumière est forte (même trop parfois!). La logique adaptée a la photo de jour n'est plus valable en photo de nuit (et inversement) a cause de ce paramètre. Pour rappelle le rapport Signal/Bruit et le facteur qui détermine notre perception du "bruit" Il y a 2 origines au "bruit": - le bruit provenant de la lumière, et il est proportionnel a la quantité de lumière reçue - le bruit provenant du traitement électronique Pour avoir le meilleur rapport Signal/Bruit possible dans une photo nocturne, on va être limité par la quantité de lumière reçue qui sera fixe par notre exposition la plus efficace pour faire entrer un maximum de cette lumière (valeur ouverture maxi et temps d'ouverture maxi qui est limité par la rotation de la terre). Le seul paramètre qui va donc nous permettre une amélioration de ce Rapport Signal/Bruit sera de faire baisser le bruit provenant du traitement électronique, et pour cela nous pouvons monter en ISO (car le bruit de lecture baisse quand on monte en ISO) Pour essayer d'imager le fonctionnement des valeurs ISO (avant de faire le dessin dans la semaine) voici un petit exemple: Prenons un capteur, il est plein (il sature) quand il reçoit 50 000 photons. Les valeurs ISO vont déterminer la quantité maximale de photons qui vont être digitalisés (transformé en signal numérique): 100 ISO = 50 000 photons 200 ISO = 25 000 photons 400 ISO = 12 500 photons 800 ISO = 6 250 photons 1600 ISO = 3 125 photons 3200 ISO = 1 562 photons etc ... Pour une photo de ciel nocturne on reçoit 20 000 photons sur ce capteur, la plage ISO a choisir est 200 ISO. Si on choisi 100 ISO, on ne dépasse pas la valeur max avec nos 20 000 photons donc ca fonctionne car on ne perd pas de signal (moins de photons capté que de photon digitalisable par la valeur ISO).Mais on est sur une valeur ISO ou le Bruit de Lecture est élevée (courbe postée précédemment canon 6D 4,5 electrons). Si on choisi 400 ISO, on a capté plus de photons (20 000) que de photons digitalisable dans cette valeur ISO, on va donc perdre du signal reçu lors de la numérisation (zones cramées, et en l'occurrence pour une photo nocturne, les étoiles les plus lumineuses), on aura une valeur de bruit de lecture plus basse ( (courbe postée précédemment canon 6D, 2.8 electrons). Si on choisi 800 ISO ... tu as compris la suite ... Donc si on veut protéger les hautes lumières a la prise de vue et avoir le meilleur rapport Signal/Bruit, on choisira 200 ISO (dans cet exemple) Si on veut protéger les hautes lumières et améliorer encore notre rapport Signal/Bruit, on prend plusieurs photos avec cette exposition, la valeur ISO a 200 et on les empilent ... Le 10/08/2023 à 00:02, Alexv95 a dit : Mais j'ai bien conscience que les capteurs, ISOless ou non, ne progressent quasiment plus dans ce domaine, contrairement aux logiciels de traitement. Je suis assez d'accord, et je pense qu'on arrive clairement a le voir depuis quelques années, les hybrides ne surclasse pas les derniers reflexes au niveau de ces caractéristiques. Par contre pour ce qui est de l'AF etc ... y a pas photos! En ce qui concerne les avancées des softs, oui c'est des bons en avant très net depuis quelques années, mais je pense qu'il y aura toujours la limite infranchissable qui est la qualité du signal capté que l'on veut traiter. Avec les logiciels IA qui vont ajouter des pixels ou modifier complètement des zones de l'image en "créant un signal" (ajout de textures) dans des zones ou il n'est pas suffisant (ou inexistant) on quitte le domaine de la photographie et du post traitement selon moi.
Posté(e) 31 août 20232 a Désolé j'avais préparé une réponse qui a disparu dans les méandres d'internet mais merci encore Laurent pour ces éléments très instructifs
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