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La photo de rue est-elle prisonnière de ses tabous ?

On lit souvent que la photo de rue c'est une prise de vue en noir et blanc réalisée avec une focale fixe. Oui mais voilà, pourquoi ces dogmes, n'y a-t-il pas d'autres moyens de faire de la photo de rue ? Si je photographie une scène de rue en couleur avec mon téléobjectif, ce n'est pas de la vraie photo de rue et je ne suis qu'une amatrice (au mauvais sens du terme). J'ai conscience que l'on ne photographie pas de la même façon en noir et blanc et en couleur mais pour autant la manière d'appréhender le sujet ne modifie pas la nature du sujet en lui-même. Donc par essence, si je photographie une scène de rue, celle-ci demeure une scène de rue quelque soit le procédé utilisé pour la photographier. Une fois ce postulat posé, qu'est-ce qui fait alors qu'une photo de rue doit absolument être en noir et blanc et de préférence prise avec une focale fixe ?

17 Commentaires

Commentaires recommandés

sergei

Membre

Posté(e) (modifié)

Je pense que l'on est fortement influencé par les Grands Photographes du XXième siècle. Ils ont beaucoup travaillé à la volée en argentique N/B et nous ont ainsi émerveillés avec des clichés fantastiques. Ces photos de rue ne demandent pas la lumière car le sujet et la composition suffit.  Est-ce le fait qu'ils étaient "limités" au N/B qui les obligeaient à voir les sujets d'une manière plus plastique?

Photo supprimée pour non respect du droit d'auteur

Modifié par Porte-Poisse

MissPluton

Membre

Posté(e)

Ah bah j'apprends quelque chose là ! 

Je ne savais pas qu'il fallait shooter avec une focale fixe. 

On peut m'expliquer pourquoi ? 

Merci. 

pgmur

VIP

Posté(e)

Tout dépend de la situation et de ce que l'on veut montrer avec une photo de rue, exemple en images.

Le BN dans cet exemple n'a aucun intérêt alors que le choix de la couleur ici prend tout son sens.

Je pense que les grands maitres de la photo de rue n'avait pas vraiment le choix, concernant le choix de la focale fixe ou variable, tout simplement parce que cela n'existait pas, par contre il existait des appareils bi objectifs à focale fixe.

 

IMG_3033n.jpeg

IMG_3033n1.jpeg

Posté(e)

Bonjour @sergei j'ai supprimé ta photo pour non respect du droit d'auteur, sauf erreur de ma part cette photo est de William Eugène Smith elle n'est donc pas de toi et tu ne cites même pas son auteur. Alors à moins que tu nous apporte la preuve écrite que l'auteur t'a donné l'autorisation de poster cette photo, celles-ci ne sera pas réintégrée à ton message.

Posté(e)

Tout comme @pgmur je pense que ces standards sont issus des limitations techniques de l'époque des "grands" photographes de rue mais ces limitations n'existent plus alors pourquoi continuer à se les imposer.

sergei

Membre

Posté(e)

Il y a 3 heures, Porte-Poisse a dit :

Bonjour @sergei j'ai supprimé ta photo pour non respect du droit d'auteur, sauf erreur de ma part cette photo est de William Eugène Smith elle n'est donc pas de toi et tu ne cites même pas son auteur. Alors à moins que tu nous apporte la preuve écrite que l'auteur t'a donné l'autorisation de poster cette photo, celles-ci ne sera pas réintégrée à ton message.

OK, merci. Sorry!!!

yvesphotos

Membre

Posté(e)

Bonjour,

J'ai découvert la photo de rue lors d'un stage avec Guy Le Querrec avec mon Rollei SL35 argentique noir et blanc. A l'époque c'est vrai, de mémoire, tous avaient un  35mm ou 50mm . Maintenant on a des compact, des smartphones avec des appareils photos d’excellente qualité. Donc comme le dit @porte-poisse pourquoi continuer à l'imposer ?

 

Par contre pour moi ma vision de la photo de rue : C'est une photo dont le sujet est l'humain (directement ou indirectement) et surtout une photo qui raconte une histoire

Posté(e)

Ces dogmes datent d'une époque où la photographie était essentiellement faite en noir et blanc. La couleur restait anecdotique avec un rendu pas toujours de qualité. 

Les temps changent et la technique évolue. On peut toujours faire de très beaux noir et blanc mais aussi de superbes Couleurs alors pourquoi s'en priver ?

Même raisonnement concernant les objectifs. Les objectifs interchangeables sont venus peu à peu, les obj. à focale variable aussi, la qualité a progressé alors pourquoi se priver de ces progrès sous prétexte de faire comme nos anciens faisaient . 

Profitons , profitons !!!! :)  

gdev00

Membre

Posté(e)

Il y a un petit mélange sur la focale , en fait on parle de focale fixe dans ce cas 28 mm , 35 mm , 50 mm pour le côté discret , on est moins repérable qu'avec un zoom ...

Le noir et blanc , c'est effectivement à l'ancienne ...

Et puis , il faut aussi différencier  "photo de rue" , "photo des rues ", et "street Photo" ...et pour certains encore , c'est une photo prise dans la rue , point barre  !

Je n'entre pas dans les détails Google le fait très bien ....😆

 

Kade1301

Débutant2

Posté(e)

J'avoue, en lisant le titre je m’attendais à un tout autre sujet: Le droit à l’image des personnes qu'on prend en photo... Pour moi, la photographie de rue - sous tout ses noms - est presque un sujet tabou, ou disons impossible. A moins de se promener avec un tas de formulaires et un stylo pour demander à chaque personne le consentement pour la publication de l’image...

Sinon, noir et blanc ou couleur, je m’en fiche. En ce qui concerne la focale : Qui peut dire si la photo qu'on voit a été prise avec un 50 mm fixe ou avec un 24 - 70 en position 50 mm?

pgmur

VIP

Posté(e)

Le droit à l'mage on peut l'oublier avec le nombre incalculable de fois ou l'on est photographié, filmé avec les smartphones et là ou c'est marrant c'est que tout le monde parle de ce fameux droit, qu'il est désormais impossible à faire respecter.

D’après ma modeste expérience, très rare sont les réactions hostiles, celui qui ne voudra pas être pris, sortira de ton champs, se cachera le visage, mais dans la très grande majorité les gens sont indifférents .

nameless

Membre

Posté(e)

Je pratique la photo de rue depuis quelques mois au début j'avais une appréhension sur les réactions des gens, mais non aucune mauvaises réactions. Pour la focale ou le NB j'estime que ce n'est pas le matériel qui fait la différence il faut évoluer avec son temps. Un téléobjectif peu très bien faire l'affaire si le photographe est plus à l'aise avec. Et pour le droit à l'image s'il n'y a pas de vente publicitaire pas besoin d'autorisation la rue est un espace public. Après je m'interdit de prendre des SDF et des mineurs ou un manque de dignité de la personne.

yvesphotos

Membre

Posté(e)

il y a 14 minutes, nameless a dit :

Je pratique la photo de rue depuis quelques mois au début j'avais une appréhension sur les réactions des gens, mais non aucune mauvaises réactions. Pour la focale ou le NB j'estime que ce n'est pas le matériel qui fait la différence il faut évoluer avec son temps. Un téléobjectif peu très bien faire l'affaire si le photographe est plus à l'aise avec. Et pour le droit à l'image s'il n'y a pas de vente publicitaire pas besoin d'autorisation la rue est un espace public. Après je m'interdit de prendre des SDF et des mineurs ou un manque de dignité de la personne.

Bjr,

Je pense que c'est pas si simple que cela.
je me réfère souvent au blog et video de Joëlle Verbrugge avocate spécialisée. c'est tres instructif

Un exemeple : Joëlle Verbrugge 

 

Posté(e)

Un petit complément sur le sujet

 

“Le droit à l’image doit céder devant la liberté d’expression chaque fois que l’exercice du premier aurait pour effet de faire arbitrairement obstacle à la liberté de recevoir ou de communiquer des idées qui s’expriment spécialement dans le travail d’un artiste, sauf dans le cas d’une publication contraire à la dignité de la personne ou revêtant pour elle des conséquences d’une particulière gravité »

Cour d’Appel de Paris, 2008, « affaire François-Marie Banier »

Skeudenner

Membre

Posté(e)

Pour quelqu'un comme moi qui pratique la photo depuis plusieurs dizaines d'années, avec un attachement tout particulier à la pratique de la photo de rue, entendre parler de tabous et de dogmes à son sujet me stupéfie !

Pour commencer, je dirais qu'il y a un monde entre ceux qui l'imaginent et ceux qui la pratiquent ; pour ces derniers, le débat est ailleurs, il porte surtout sur ce qu'il conviendrait d'appeler une forme de déontologie qui a dû évoluer au fil des années pour s'adapter aux fluctuations du droit à l'image et à la garantie de la liberté d'expression, chacun plaçant le curseur au niveau de ce qu'il considère comme compatible pour l'un comme pour l'autre.

Sur la pratique en elle-même, poser comme postulat, voire un dogme, que ce genre photographique se pratiquerait en noir et blanc avec une focale fixe est non seulement très réducteur, mais également très éloigné de la réalité. Il suffit pour cela de regarder les photos de rue en couleurs de Dawoud Bey, de Joël Meyerowitz, de Saul Leiter... parmi les plus célèbres.

Sur le deuxième aspect, celui concernant "la focale fixe", il conviendrait de nuancer le propos, un objectif fisheye de 10mm et un téléobjectif de 2000mm sont des focales fixes, sont-ils adaptés à la pratique de la photo de rue ? Dans l'absolu, pourquoi pas, mais en pratique, non. Ce qui est sous-entendu dans l'appellation "focales fixes" ce sont des objectifs de longueur focale variant entre le grand-angle de 28mm et le 50mm, outre le fait qu'ils sont légers, ce qui n'est pas négligeable, ils permettent de s'immerger dans l'ambiance du lieu, et de rester proche du sujet dans son contexte.

En conclusion, le meilleur matériel est celui que l'on connaît bien pour rester réactif, et se concentrer sur l'image plutôt que sur ses réglages, c'est aussi celui qui permet de capturer des scènes de vie, des attitudes, donc de se fondre dans l'environnement, et de choisir la couleur ou le noir et blanc en fonction du sujet, c'est une facilité que procure le numérique aujourd'hui, tout en sachant que même si un boîtier hybride permet de voir l'image en noir et blanc dans le viseur ou sur l'écran, pour autant que l'on ait activé le choix de prise de vue en noir et blanc, celle-ci sera originellement prise en couleur avant de produire un Jpeg en noir et blanc ; sauf, bien évidemment, pour ceux qui auront opté pour un Leica monochrome.

WalterZ

Membre

Posté(e) (modifié)

Les tabous sont avant tout dans la tête du photographe. C'est à chacun de s'autoriser pour exprimer ce qu'il recherche dans une photo.
Chacun l'aura compris avec les démonstrations ci-dessus, couleur ou noir et blanc, focale fixe ou zoom, nous avons les moyens techniques qu'il faut pour nous libérer.
En pratique, il reste qu'équipé d'un smartphone ou un hybride avec une focale fixe "pancake", le photographe restera plus discret qu'avec un full-frame et un zoom 28-70mm f2.8

 

Modifié par WalterZ

Invité
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