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La photographie de rue, l'instant et le contexte...

La photographie de rue, l'instant et le contexte...

Cette discipline remonte aux origines de la photographie quand les daguerréotypes s'invitèrent sur les places parisiennes, toute une histoire qui commençait. Une histoire mouvementée, déjà en 1856 le roi de Naples l'interdit voyant le "mauvais oeil" dans la pratique de la photographie. Elle n'a jamais laissé les gens insensibles, adulée par les uns et critiquée par les autres, elle a trouvé sa place aux cimaises des salons et des musées, dans les revues spécialisées, dans les médias sociaux et les forums ; il y a également des textes juridiques visant à la réglementer ! Sans oublier les fabricants de matériel photo qui lui dédient des boîtiers particuliers.

La photographie de rue englobe des pratiques différentes, comme la photo humaniste, la photo documentaire, et le photojournalisme ; la frontière est infime, mais bien réelle, chacun y trouvant son mode d'expression particulier.

Beaucoup de gens l'apprécient, mais peu de personnes osent vraiment la pratiquer, trouvant sa pratique intimidante, probablement la peur de l'inconnu, et une pratique assez difficile à bien maîtriser.

Vous qui la pratiquez, qu'est-ce qui vous attire, pourquoi avoir fait ce choix parmi tous les genres photographiques ?

Si vous ne la pratiquez pas, quelles en sont les raisons, le désintérêt pour une telle pratique, l'appréhension ?

Cette rubrique qui occupe une place importante dans notre forum ne peut manquer de susciter des réactions...

122 Commentaires

Commentaires recommandés

Jobnemo

VIP

Posté(e) (modifié)

Hello

Personnellement, je fais très peu de photo de rue, à moins qu'elle soit vide. Cela peut arriver que je souhaite prendre une image de rue avec une ou plusieurs personnes, mais j'essaie de ne pas voler de portrait. Je ne suis pas à l'aise avec cette question.

Modifié par Jobnemo

Skeudenner

Membre

Posté(e)

Il y a 1 heure, Jobnemo a dit :

Cela peut arriver que je souhaite prendre une image de rue avec une ou plusieurs personnes, mais j'essaie de ne pas voler de portrait. Je ne suis pas à l'aise avec cette question.

Il est vrai que c'est une discipline un peu particulière, avec de la pratique on parvient assez rapidement à apprécier si le contexte est favorable ou non à la photographie.

Je mets le lien menant à une vidéo réalisée par un jeune photographe qui se lance dans le domaine de la photo de rue "noir et blanc", non sans appréhension, et qui fait part de son expérience :

https://www.youtube.com/watch?v=KwmytD5Yuls

Skeudenner

Membre

Posté(e)

Il y a 13 heures, Ernst a dit :

Des survivances d’une époque où la photographie de reportage avait encore du sens.

Quand Doisneau se penche sur les figures qui feront sa célébrité, la couleur n’existe pratiquement pas, la télévision non plus, très peu de gens ont un appareil photo, moins encore une caméra. Ses clichés sont d’autant plus emblématiques qu’ils ne doivent rien au hasard, ils sont le résultat d’un regard professionnel cultivé pendant des décennies. Le top.

Depuis, la télévision a envahi tous les foyers et présente quotidiennement quantité de reportages, toutes les publications sont passées à la couleur, la qualité de la photographie professionnelle est devenue superlative, et l’appareil photo s’est tellement démocratisé que tous ceux qui ont un smartphone en ont un, c’est dire.

C’est pourquoi je pense que faire aujourd’hui quelques instantanés en noir et blanc dans la rue n’est rien d’autre que la survivance d’un genre désuet, une sorte de fantasme passéiste d’autant plus limité que les lois sont devenues très restrictives.

Bon, comme d’un autre côté on assiste au grand retour de la bicyclette, du rutabaga et du couvre-feu, m’étonnerait pas que cela finisse au sténopé, cette histoire-là...

Des survivances d’une époque où la photographie de reportage avait encore du sens.

La photographie de reportage c'est du photojournalisme, et même si on l'associe à la photo de rue, la démarche en est totalement différente ; le métier de photojournaliste n'a rien d'une activité désuète, bien au contraire, elle est essentielle à une véritable information.

(Doisneau)  Ses clichés sont d’autant plus emblématiques qu’ils ne doivent rien au hasard, ils sont le résultat d’un regard professionnel cultivé pendant des décennies. Le top.

C'est surtout, et essentiellement des travaux sur commandes pour des magazines comme Life, Paris Match, Points de vue-images du monde, Regards, Vogue, des reportages comme celui des usines Renault, des portraits de personnages célèbres, et autres photos de mode qui contribuèrent à sa célébrité au côté de la photo posée du "Baiser de l'Hôtel de Ville" réalisée dans le cadre d'un reportage sur l'amour à Paris, une commande du magazine Life. Si l'on peut parler de photos faites dans la rue, on est assez éloigné du concept de la photo de rue : imprévu, spontanéité, opportunité de l'instant...

C’est pourquoi je pense que faire aujourd’hui quelques instantanés en noir et blanc dans la rue n’est rien d’autre que la survivance d’un genre désuet, une sorte de fantasme passéiste d’autant plus limité que les lois sont devenues très restrictives.

Le noir et blanc serait un genre désuet de la photographie ! Pour être désuet, il faudrait qu'il soit totalement abandonné par les photographes, voire les médias, ce qui est loin d'être le cas ; des magazines publient très régulièrement des images en noir et blanc, des articles de plusieurs pages sur cette pratique, on trouve également des quantités incroyables de tutoriels sur internet pour étudier, et améliorer sa technique, les expositions foisonnent de tirages en noir et blanc, tous les forums dédiés à la photographie ont leur rubrique "noir et blanc", il y a des genres photographiques bien moins populaires.

Les lois sont devenues très restrictives, il serait bon de préciser ces restrictions et leur portée, car exprimé ainsi, sans développement, cela relève seulement de la présomption.

pgmur

VIP

Posté(e)

Le BN est loin d'être mort, Leica possède à son catalogue un appareil monochrome !

Le BN est intemporel et je dirai même beaucoup plus difficile à maitriser que la couleur.

Posté(e)

Le noir et blanc serait un genre désuet ? Ce n'est pas le genre qui a vieilli ! Ce sont les personnages !!! 🤣 (sans prétention de comparaison aucune bien entendu. J'ai d'ailleurs montré cette photo à la petite fille de R Doisneau et ça l'a bien fait rire !)

IMG_8521 60 ans plus tard 540.JPG

robert-doisneau-photo-enfant-l-information-scolaire-1956.jpg

Ernst

Membre

Posté(e)

Il y a 14 heures, pgmur a dit :

Personnellement je préfère être un vieux schnock qui prend plaisir à shooter des scènes de rue en BN que de m'autoshooter avec un smartruc

Bah, le selfie n’est qu’un avatar de plus de la pratique photographique populaire, et je ne pense pas qu’il faille le considérer autrement. Pour moi il est devenu la signature de notre époque. Le plus souvent, il relève de l’immédiateté et de la communication privée sans autre prétention que de dire regarde, j’étais là, je faisais ceci, j’étais avec Untel. Plutôt sympa je trouve.

Ernst

Membre

Posté(e)

Il y a 1 heure, Skeudenner a dit :

on est assez éloigné du concept de la photo de rue : imprévu, spontanéité, opportunité de l'instant...

J’ai envie de dire bof. Dans le temps, il y a bien longtemps, quand les terrasses de café existaient encore, il suffisait de s’y asseoir pour être témoin de quantité de petits morceaux de vie. Je n’ai jamais compris l’intérêt d’en enregistrer certains et de les présenter comme quelque chose de remarquable.

Ernst

Membre

Posté(e)

Il y a 1 heure, Skeudenner a dit :

Pour être désuet, il faudrait qu'il soit totalement abandonné par les photographes, voire les médias, ce qui est loin d'être le cas

C’est vrai. La pratique est entretenue à la fois par un panel de nostalgiques et par une presse qui en fait son business.

Je me demande d’ailleurs s’il n’est pas aussi pratiqué par imprégnation, les références étant majoritairement en noir et blanc on va dire jusqu’à la fin des années soixante. En faire encore aujourd’hui, c’est un peu reproduire ces modèles.

Seulement voilà, au fur et à mesure que le cinéma, puis la télévision, puis la presse sont passés du noir et blanc à la couleur, c’est un genre qui a été progressivement abandonné, et qui signe plus un passé (passé qui survit encore, aucun doute là-dessus, d’où ma tournure) qu’un modernisme. Ce qui n’est pas le cas d’autres pratiques du numérique, par exemple les constructions panoramique, les selfies, le HDR qui certes existaient déjà, mais qui ont explosé avec la généralisation de l’informatique et d’Internet.

Ernst

Membre

Posté(e)

Il y a 1 heure, Skeudenner a dit :

Les lois sont devenues très restrictives, il serait bon de préciser ces restrictions et leur portée

Hou là, c’est un domaine tellement vaste et tellement changeant que c’est mission impossible.

Il y a eu quantité de procès pour reproduction de photographies de propriétés privées, pour utilisation de photographie d’anonymes comme illustration, pour exploitation de photographie de stars sans leur accord, etc. La télévision s’est mise à faire des reportage en ne filmant plus que des pieds et en floutant tout ce qui pouvait ressembler à un logo, une marque, une enseigne et surtout un visage. Les seules personnes qui restaient montrables sans risque de poursuite allaient se chercher dans des contrées lointaines. Cela a pris de telles proportions qu’il n’était plus possible d’utiliser une photo prise dans l’espace public. Le législateur a alors modulé son contrôle en autorisant les prises journalistiques, et a établi la notion de préjudice, c’est-à-dire le contexte de l’utilisation de la photographie.

On va dire qu’actuellement, on a le droit de prendre les gens en photo, mais on n’a pas le droit de les diffuser. Si on le fait, le risque est faible quand il n’y a pas d’association dégradante, mais cela sera de toute façon le juge qui décidera. Même un usage strictement privé peut être problématique, par exemple remplir son disque dur de photos d’enfants prises à la sauvette ne me paraît pas aujourd’hui une situation viable, quand bien même ils représenteraient pour le photographe l’image même de l’innocence.

Skeudenner

Membre

Posté(e)

Il y a 2 heures, Ernst a dit :

C’est vrai. La pratique est entretenue à la fois par un panel de nostalgiques et par une presse qui en fait son business.

Je me demande d’ailleurs s’il n’est pas aussi pratiqué par imprégnation, les références étant majoritairement en noir et blanc on va dire jusqu’à la fin des années soixante. En faire encore aujourd’hui, c’est un peu reproduire ces modèles.

Seulement voilà, au fur et à mesure que le cinéma, puis la télévision, puis la presse sont passés du noir et blanc à la couleur, c’est un genre qui a été progressivement abandonné, et qui signe plus un passé (passé qui survit encore, aucun doute là-dessus, d’où ma tournure) qu’un modernisme. Ce qui n’est pas le cas d’autres pratiques du numérique, par exemple les constructions panoramique, les selfies, le HDR qui certes existaient déjà, mais qui ont explosé avec la généralisation de l’informatique et d’Internet.

Ce qui m'étonne venant d'un amateur de photo, c'est cette façon d'opposer l'ancien au moderne, en assimilant le noir et blanc à une pratique ancienne supposée être supplantée par la couleur, c'est un mode traitement, qui est passé de la nécessité au choix délibéré, et qui offre des images de grande qualité du fait de son exigence.

Les selfies, le HDR, ... sont des marques de modernisme, lequel n'est pas synonyme de qualité, et pour moi c'est ce critère, la qualité qui prime ; on peut voir pléthore d'images de selfies et de HDR du plus mauvais goût déversées quotidiennement sur les réseaux sociaux ; mais il n'est pas interdit d'avoir mauvais goût...

Skeudenner

Membre

Posté(e) (modifié)

Le 09/05/2021 à 22:38, Ernst a dit :

De plus, les dispositions législatives qui encadrent la diffusion de nos photos rend actuellement le genre de plus en plus problématique

C'est un aspect des choses qui inquiète souvent les adeptes de la photo de rue, et qui en fait renoncer d'autres, il ne serait pas inutile de tenter de cerner le pourquoi de certaines réticences, et d'approfondir les droits et les devoirs du photographe dans ce domaine.

Il est fort possible que ma perception des choses soit faussée par l'influence de mes nombreux voyages à l'étranger. Toutefois, j'ai constaté que c'est dans le pays des libertés que les gens semblent, et sont, les plus réticents à la photographie de rue, étonnant non ? Comment tenter d'analyser ce phénomène ? Il me semble que la presse à scandales n'y est pas étrangère, et que le mélange entre le droit à l'image et la photographie dans l'espace public soit source de confusion dans l'esprit des gens. C'est à tout le moins plus étonnant encore dans cette merveilleuse époque où c'est le Salon du selfie permanent, avec bien souvent, pour ne pas dire très souvent, des images d'une qualité très discutable qui finissent sur les réseaux sociaux ! N'est-il pas préférable que la personne croisée dans la rue, et qui vous manifeste de l'intérêt au point de vous tirer le portrait, en plan serré ou en vous inscrivant dans un plan large,  réalise une image de bonne tenue qu'elle pourra vous offrir si vous le souhaitez ? Ce que j'ai eu l'occasion de faire avec grand plaisir.

Les grands principes de la photographie dans les lieux publics peuvent se résumer par l'application du bon sens et de quelques règles, pour tous ceux qui se posent des questions en matière de droit, je vous propose de regarder cette vidéo où une avocate et photographe, Joëlle Verbrugge explique ce qu'il est possible de faire et ce qui ne l'est pas :

https://www.youtube.com/watch?v=PVypp_zz7Oo

Joëlle Verbrugge fait référence au jugement de la Cour d'appel de Paris de 05 novembre 2008 qui indique pourquoi la plaignante a été déboutée de sa demande d'indemnisation, le voici :

https://www.doctrine.fr/d/CA/Paris/2008/SK0C6F8444CCB623310B3D (le jugement est reproduit dans les fichiers ci-dessous)

Il convient alors de noter :

Considérant, sur l'atteinte alléguée au droit à l'image, que toute personne dispose sur son
image et sur l'utilisation qui en est faite, en vertu de l'article 2. du Code civil, d'un droit
exclusif lui permettant de s'opposer à sa reproduction sans son autorisation; que
cependant, ce droit doit se concilier avec la liberté d'expression garantie par l'article 11 de la
déclaration des droits de l'homme et du citoyen et par l'article 10 de la Convention
européenne de sauvegarde des droits de l'homme;

Considérant que le droit à l'image doit céder devant la liberté d'expression chaque fois que
l'exercice du premier aurait pour effet de faire arbitrairement obstacle à la liberté de
recevoir ou de communiquer des idées qui s'expriment spécialement dans le travail d'un
artiste, sauf dans le cas d'une publication contraire à la dignité de la personne ou revêtant
pour elle des conséquences d'une particulière gravité;

Cela devrait permettre d'éclairer ceux qui s'adonnent déjà à la pratique de "la photo de rue", et ceux qui voudraient se lancer...

 

 

01-Jugement-Banier-05-11-2008.jpg

02-Jugement-Banier-05-11-2008.jpg

03-Jugement-Banier-05-11-2008.jpg

04-Jugement-Banier-05-11-2008.jpg

Modifié par Skeudenner

Posté(e) (modifié)

@Skeudenner j ai déjà vu l’interview de la photographe avocate quand je me suis mis à la photo histoire de savoir ce que l on peut faire ou pas 

par contre, pour info ,le lien de cette vidéo ne marche pas 

Modifié par Xavier11100

Carole

Membre

Posté(e)

Bien que je n'ai pas pratiqué depuis longtemps, la photo de rue en noir et blanc reste mon domaine de prédilection.

Pour moi, c'est un bon remède à l'impatience et à la timidité.

J'ai rencontré peu de problèmes dans l'ensemble (que se soit en France où à l'étranger), si ce n'est avec les militaires mais j'ai toujours aimé provoquer l'autorité.

Après, j'assume les conséquences...

Plutôt discrète, j'ai appris à me fondre dans le décor (non, je n'ai pas piqué la tenue de camouflage du corps de métier cité ci-dessus) et à l'utiliser.

Elle m'oblige à être réactive et stimule mon goût de l'observation.  Après, il y a aussi une part de chance.

Il m'est arrivé de proposer des mises en scène à des gens, certains ont accepté et s'en sont amusés autant que moi, d'autres ont décliné plutôt aimablement pour des raisons personnelles.

Quelques uns m'ont demandé de visualiser le cliché et de leur envoyer, ce que j'ai toujours fait avec plaisir malgré une minorité de retours.

J'en ai également fait imprimer pour les offrir quand je sais où retrouver la personne.

Skeudenner

Membre

Posté(e)

il y a 27 minutes, Xavier11100 a dit :

@Skeudenner j ai déjà vu l’interview de la photographe avocate quand je me suis mis à la photo histoire de savoir ce que l on peut faire ou pas 

par contre, pour info ,le lien de cette vidéo ne marche pas 

Merci de le signaler, je regarde cela...😉

Skeudenner

Membre

Posté(e)

il y a 30 minutes, Xavier11100 a dit :

@Skeudenner j ai déjà vu l’interview de la photographe avocate quand je me suis mis à la photo histoire de savoir ce que l on peut faire ou pas 

par contre, pour info ,le lien de cette vidéo ne marche pas 

J'ai modifié le lien, cela devrait fonctionner maintenant, fais un essai et dis-moi ce qu'il en est...🙂

Posté(e)

il y a 21 minutes, Skeudenner a dit :

J'ai modifié le lien, cela devrait fonctionner maintenant, fais un essai et dis-moi ce qu'il en est...🙂

C est tout bon !! 👍

Skeudenner

Membre

Posté(e)

il y a 36 minutes, Xavier11100 a dit :

C est tout bon !! 👍

OK merci

Ernst

Membre

Posté(e)

Il y a 13 heures, pgmur a dit :

Le BN est loin d'être mort, Leica possède à son catalogue un appareil monochrome !

Exact, mais ça me paraît être plutôt du fétichisme dans la mesure où n’importe quel APN peut faire aujourd’hui de l’excellent noir & blanc.

De toute façon, pour faire du noir et blanc je préfère un capteur couleur :

1) la différence de réponse des trois couches couleur fait que j’ai encore de l’information quand une couche est saturée alors qu’en monochrome toute surexposition est définitive. C’est un peu la même logique qu’avoir des photosites de tailles différentes pour étendre la dynamique, si on veut.

2) la latitude de traitement d’un noir et blanc à partir d'un capteur couleur est beaucoup plus grande qu'à partir d'un capteur monochrome, puisque ce dernier impose d’utiliser des filtres colorés à la prise de vue pour obtenir des rendus qu’on obtiendra sans difficulté à partir d’un apn normal.

Ernst

Membre

Posté(e)

Il y a 13 heures, pgmur a dit :

Le BN est intemporel et je dirai même beaucoup plus difficile à maitriser que la couleur.

On peut le penser, mais ça n’en fait pas une vérité pour autant. Il suffit de se pencher sur la gestion de la couleur en numérique avec ses espaces, ses profils et ses conversions pour entrevoir la complexité de la chose, et cela sans même aborder la réponse spectrale des couleurs imprimées en fonction de la répartition spectrale de l’illuminant. Si on parle de maîtrise, faut bien admettre que celle-ci, pour l'avoir, euh...

Skeudenner

Membre

Posté(e)

il y a 21 minutes, Ernst a dit :

Exact, mais ça me paraît être plutôt du fétichisme dans la mesure où n’importe quel APN peut faire aujourd’hui de l’excellent noir & blanc.

De toute façon, pour faire du noir et blanc je préfère un capteur couleur :

1) la différence de réponse des trois couches couleur fait que j’ai encore de l’information quand une couche est saturée alors qu’en monochrome toute surexposition est définitive. C’est un peu la même logique qu’avoir des photosites de tailles différentes pour étendre la dynamique, si on veut.

2) la latitude de traitement d’un noir et blanc à partir d'un capteur couleur est beaucoup plus grande qu'à partir d'un capteur monochrome, puisque ce dernier impose d’utiliser des filtres colorés à la prise de vue pour obtenir des rendus qu’on obtiendra sans difficulté à partir d’un apn normal.

 

Je ne parlerais pas de fétichisme en ce qui concerne le Leica monochrome, mais c'est sans aucun doute possible un boîtier d'exception pour un marché de niche. Quelques tests ont démontré que la différence entre du noir et blanc réalisé avec le M9 et celui effectué avec le M-Monochrome était extrêmement minime, l'écart étant un peu plus marqué dans les hautes sensibilités ; quoiqu'il en soit, le jeu n'en vaut pas la chandelle, à moins de vouloir se faire plaisir, mais c'est un autre sujet...

pgmur

VIP

Posté(e)

Il y a 6 heures, Ernst a dit :

Exact, mais ça me paraît être plutôt du fétichisme dans la mesure où n’importe quel APN peut faire aujourd’hui de l’excellent noir & blanc.

De toute façon, pour faire du noir et blanc je préfère un capteur couleur :

1) la différence de réponse des trois couches couleur fait que j’ai encore de l’information quand une couche est saturée alors qu’en monochrome toute surexposition est définitive. C’est un peu la même logique qu’avoir des photosites de tailles différentes pour étendre la dynamique, si on veut.

2) la latitude de traitement d’un noir et blanc à partir d'un capteur couleur est beaucoup plus grande qu'à partir d'un capteur monochrome, puisque ce dernier impose d’utiliser des filtres colorés à la prise de vue pour obtenir des rendus qu’on obtiendra sans difficulté à partir d’un apn normal.

Cela ne serait pas rentable, je ne pense que cette société garde à son catalogue un produit qui ne se vendra pas, sans aborder le coté technique je préfère un capteur couleur qui me permettra de faire les deux, le choix d'un monochrome est hélas irréversible.

Jobnemo

VIP

Posté(e)

Il y a 7 heures, Ernst a dit :

Exact, mais ça me paraît être plutôt du fétichisme dans la mesure où n’importe quel APN peut faire aujourd’hui de l’excellent noir & blanc.

De toute façon, pour faire du noir et blanc je préfère un capteur couleur :

1) la différence de réponse des trois couches couleur fait que j’ai encore de l’information quand une couche est saturée alors qu’en monochrome toute surexposition est définitive. C’est un peu la même logique qu’avoir des photosites de tailles différentes pour étendre la dynamique, si on veut.

2) la latitude de traitement d’un noir et blanc à partir d'un capteur couleur est beaucoup plus grande qu'à partir d'un capteur monochrome, puisque ce dernier impose d’utiliser des filtres colorés à la prise de vue pour obtenir des rendus qu’on obtiendra sans difficulté à partir d’un apn normal.

Entièrement d'accord.

Ernst

Membre

Posté(e)

Le 11/05/2021 à 09:59, YannickBac a dit :

Le noir et blanc serait un genre désuet ? Ce n'est pas le genre qui a vieilli ! Ce sont les personnages !!! 🤣 (sans prétention de comparaison aucune bien entendu. J'ai d'ailleurs montré cette photo à la petite fille de R Doisneau et ça l'a bien fait rire !)

IMG_8521 60 ans plus tard 540.JPG

En passant, très joli, aussi bien la formule que la photo ! 👍

Skeudenner

Membre

Posté(e)

Il y a 11 heures, pgmur a dit :

Cela ne serait pas rentable, je ne pense que cette société garde à son catalogue un produit qui ne se vendra pas, sans aborder le coté technique je préfère un capteur couleur qui me permettra de faire les deux, le choix d'un monochrome est hélas irréversible.

Leica c'est la qualité associée au savoir-faire, ils ont une réputation d'excellence, et de prestigieux photographes ont contribué à établir cette notoriété.

Le modèle monochrome fait partie de cette démonstration de savoir-faire qui valorise la marque, dans tous les sens du terme ; cependant, il y a de nombreux boîtiers actuels capables de rivaliser avec la firme allemande, à des prix plus accessibles pour s'adonner à la photo de rue...

Posté(e)

Ce qui faisait le succès de Leica chez les reporters photographes, sans parler de la qualité technique et de la perfection des objectifs, c'était que le boitier était discret, compact et sa visée télémétrique ( donc sans miroir "reflex") permettait un déclenchement très discret.  Idéal pour faire de la photo "de rue".

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