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La photographie de rue, l'instant et le contexte...

La photographie de rue, l'instant et le contexte...

Cette discipline remonte aux origines de la photographie quand les daguerréotypes s'invitèrent sur les places parisiennes, toute une histoire qui commençait. Une histoire mouvementée, déjà en 1856 le roi de Naples l'interdit voyant le "mauvais oeil" dans la pratique de la photographie. Elle n'a jamais laissé les gens insensibles, adulée par les uns et critiquée par les autres, elle a trouvé sa place aux cimaises des salons et des musées, dans les revues spécialisées, dans les médias sociaux et les forums ; il y a également des textes juridiques visant à la réglementer ! Sans oublier les fabricants de matériel photo qui lui dédient des boîtiers particuliers.

La photographie de rue englobe des pratiques différentes, comme la photo humaniste, la photo documentaire, et le photojournalisme ; la frontière est infime, mais bien réelle, chacun y trouvant son mode d'expression particulier.

Beaucoup de gens l'apprécient, mais peu de personnes osent vraiment la pratiquer, trouvant sa pratique intimidante, probablement la peur de l'inconnu, et une pratique assez difficile à bien maîtriser.

Vous qui la pratiquez, qu'est-ce qui vous attire, pourquoi avoir fait ce choix parmi tous les genres photographiques ?

Si vous ne la pratiquez pas, quelles en sont les raisons, le désintérêt pour une telle pratique, l'appréhension ?

Cette rubrique qui occupe une place importante dans notre forum ne peut manquer de susciter des réactions...

122 Commentaires

Commentaires recommandés

Ernst

Membre

Posté(e)

Le 11/05/2021 à 13:52, Skeudenner a dit :

Ce qui m'étonne venant d'un amateur de photo, c'est cette façon d'opposer l'ancien au moderne

Disons que je vois plus cela comme un déplacement qu’une opposition, et la couleur plutôt comme une évolution.

Je m’explique. Il y a vingt ans, s’il voulait un espace de liberté, l’amateur n’avait pas le choix, il faisait du noir et blanc parce que c’était le seul moyen de développer et tirer soi-même ses photos. Aujourd’hui, les matériels et les programmes permettent à l’amateur d’aborder d’autres aspects de la photographie que le seul « cadrage / déclenchement / développement / tirage noir et blanc » auquel il était réduit.

C’est cela que j’appelle un déplacement. Ce qui hier était un espace de liberté est devenu aujourd’hui une restriction volontaire.

Ceci dit, j’ai beau ne pas aimer plus que cela, ça ne m’empêche pas d’en faire. Pour moi c’est une école particulière, un peu comme le high key, qui consiste à se limiter à l’essentiel, à éliminer le superflu, et à construire un résultat plutôt que le prendre comme il vient.

Ernst

Membre

Posté(e)

Le 11/05/2021 à 13:52, Skeudenner a dit :

en assimilant le noir et blanc à une pratique ancienne supposée être supplantée par la couleur,

Euh, sur ce coup, c’est quand même moins une interprétation personnelle qu’une réalité statistique, m’est avis.

Tiens, anecdote, hier j'ai regardé les panels de photos du site The Atlantic qui en présente souvent d’excellentes (et dont beaucoup s’apparentent à du reportage) eh bien j’en ai comptées 371 en couleur et seulement 13 en noir et blanc avant d’en avoir assez. Moins de 4% donc.

(ce qui ne m’empêche pas de bien aimer Doisneau, qui me parle beaucoup plus qu’un Cartier-Bresson par exemple)

Skeudenner

Membre

Posté(e)

Le 12/05/2021 à 21:47, Ernst a dit :

Ce qui hier était un espace de liberté est devenu aujourd’hui une restriction volontaire.

Ce que tu qualifies d'espace de liberté, il y a vingt ans, se révélait être surtout une contrainte, car faire de la photo couleur coûtait très cher, et c'était extrêmement compliqué de développer soi-même les pellicules, aussi beaucoup choisissaient le noir et blanc pour des raisons économiques. Je me souviens très bien également de l'époque où les photos de presse étaient essentiellement en noir et blanc, et que j'avais parfois la chance de voir certaines de mes photos publiées en couleur, seulement après accord de la rédaction avant de réaliser le reportage.

Parler de restriction volontaire aujourd'hui m'apparaît comme un non-sens, car l'espace de liberté c'est maintenant où chacun peut choisir librement le style de photos qu'il a envie de réaliser.

Skeudenner

Membre

Posté(e) (modifié)

Le 12/05/2021 à 21:50, Ernst a dit :

Euh, sur ce coup, c’est quand même moins une interprétation personnelle qu’une réalité statistique, m’est avis.

Tiens, anecdote, hier j'ai regardé les panels de photos du site The Atlantic qui en présente souvent d’excellentes (et dont beaucoup s’apparentent à du reportage) eh bien j’en ai comptées 371 en couleur et seulement 13 en noir et blanc avant d’en avoir assez. Moins de 4% donc.

(ce qui ne m’empêche pas de bien aimer Doisneau, qui me parle beaucoup plus qu’un Cartier-Bresson par exemple)

Je ne vais pas me lancer dans les statistiques, d'autant que j'admets volontiers qu'à notre époque les images en couleur soient supérieures en nombre, à défaut de qualité, à celles en noir et blanc.

Je t'invite à aller faire un tour ici : https://www.pexels.com/fr-fr/chercher/noir et blanc/  où tu constateras que le noir et blanc attire énormément de photographes de qualité (c'est une banque d'images)

Modifié par Skeudenner

Jobnemo

VIP

Posté(e)

Hello,

A mon sens, le NéB n'est pas une restriction, c'est un choix.

Skeudenner

Membre

Posté(e)

il y a 2 minutes, Jobnemo a dit :

Hello,

A mon sens, le NéB n'est pas une restriction, c'est un choix.

Surtout maintenant où tous les appareils photo, sauf ceux dédiés exclusivement au noir et blanc (Leica-M), produisent des fichiers couleur, et que le choix du traitement est laissé à l'initiative de l'auteur de la photo.

paced

VIP

Posté(e)

Pour ma part ,le photo de rue, toujours dans le respect des personnes,  elle développe le sens  de l'observation, en fonction des situations ,elle permet aussi de faire connaissance avec les personnes,  j'aime les situations insolites, originales,  ou rares....

Jobnemo

VIP

Posté(e)

Hello,

C'est bien la question du respect des personnes qui me tarabuste en photo de rue.

Obtenir leur accord, ne pas l'obtenir...quand bien même il y a accord, la photo qui en sortira sera-t-elle respectueuse ?

Je sais, je suis tordu...🙃

pgmur

VIP

Posté(e)

il y a une heure, Jobnemo a dit :

Hello,

C'est bien la question du respect des personnes qui me tarabuste en photo de rue.

Obtenir leur accord, ne pas l'obtenir...quand bien même il y a accord, la photo qui en sortira sera-t-elle respectueuse ?

Je sais, je suis tordu...🙃

@Jobnemo, parmi les adeptes de ce style photographique présents sur ce forum, as tu déjà vu une photo irrespectueuse ?

Moi pas.

Ce que je recherche c'est une ambiance, une atmosphère, les petits travers de notre société, en résume un témoignage de notre époque.

 

Jobnemo

VIP

Posté(e) (modifié)

Hello,

Tu as raison, mais peut-être parce que nous sommes une communauté avec des règles et des personnes pour les faire respecter.

Ma remarque s'adressait plutôt à moi même en fait
😉

Modifié par Jobnemo

Ernst

Membre

Posté(e)

Il y a 19 heures, Skeudenner a dit :

Ce que tu qualifies d'espace de liberté, il y a vingt ans, se révélait être surtout une contrainte, car faire de la photo couleur coûtait très cher, et c'était extrêmement compliqué de développer soi-même les pellicules

Oui, c’est vrai. Moi je considère la possibilité de dépasser sa condition comme une liberté, mais comme ici c’est le seul moyen qu’on a, tu le vois toi comme une contrainte. Ça se tient.

C’est un peu le coup du verre à moitié plein / à moitié vide si on veut :
- yé, super, on pouvait sortir de sa cellule pour aller dans la cour (moi)
- c’était pénible, on n'avait droit qu'à la cour si on sortait de sa cellule (toi)

Ernst

Membre

Posté(e)

Il y a 19 heures, Skeudenner a dit :

Parler de restriction volontaire aujourd'hui m'apparaît comme un non-sens, car l'espace de liberté c'est maintenant où chacun peut choisir librement le style de photos qu'il a envie de réaliser.

En gros, tant qu’on ne peut pas faire autre chose, alors le noir et blanc est une contrainte, mais dès qu’on peut, pouf magie, c’est une liberté ?

Note, on assiste à la même chose au sujet de la focale fixe, du collimateur central ou du réglage manuel. Dès que des solutions existent, elles sont méprisées par les libertaires de la photographie qui tout à coup ne jurent plus que par l’épaisseur des barreaux, la solidité des verrous et le poids du boulet.

Bon, pour y revenir, si la photo de rue m’ennuie actuellement, c’est tout simplement parce qu’avec la profusion des reportages depuis des années et maintenant depuis des décennies, je trouve qu'elle n’a plus rien de nouveau ou d’étonnant.

Pour dire, avec la rigueur du politiquement correct, elle est même devenue carrément ennuyeuse.

- Oh, regarde, j’ai pris en photo quelqu’un en train de marcher !
- Oui, et alors ?
- Mais elle a un manteau rouge !
- Oui, et donc ?
- Mais y a du vert tout partout ! Tu ne vois donc rien ?
- Euh, et c’est bien, ça, d’avoir du vert quand on a un manteau rouge ?
- Mais oui voyons, ce sont des couleurs opposées, c’est un contraste !
- Ah un contraste, d’accord… Et on peut faire le même en noir et blanc, pour voir ?
(s’en est suivi une bordée d’insultes que je ne répéterai pas)

Jobnemo

VIP

Posté(e)

Hello,

Je comprends ton raisonnement, mais suis loin de le partager.  😉

Ernst

Membre

Posté(e)

Bon, je reconnais bien volontiers que je force un peu le trait. On est dans la partie débats, donc faut bien qu’il y en ait. 🙂

De plus, ce n’est certainement pas parce que la photo serait en couleur ou qu’elle serait le fruit d’automatisme(s) qu’elle en serait meilleure, j’admets entièrement. La pseudo-modernité que je semble promouvoir a aussi ses limites...

Skeudenner

Membre

Posté(e)

Il y a 2 heures, Ernst a dit :

Oui, c’est vrai. Moi je considère la possibilité de dépasser sa condition comme une liberté, mais comme ici c’est le seul moyen qu’on a, tu le vois toi comme une contrainte. Ça se tient.

C’est un peu le coup du verre à moitié plein / à moitié vide si on veut :
- yé, super, on pouvait sortir de sa cellule pour aller dans la cour (moi)
- c’était pénible, on n'avait droit qu'à la cour si on sortait de sa cellule (toi)

Choisir cet exemple me paraît un rien spécieux, ramener le choix d'un traitement photographique à quelques mètres carrés en plus ou en moins est un défi à la logique ; quatre murs, même placés un peu plus loin, cela reste quatre murs, et une entrave à la liberté...

Skeudenner

Membre

Posté(e)

Il y a 2 heures, Ernst a dit :

Bon, pour y revenir, si la photo de rue m’ennuie actuellement, c’est tout simplement parce qu’avec la profusion des reportages depuis des années et maintenant depuis des décennies, je trouve qu'elle n’a plus rien de nouveau ou d’étonnant.

Ce qui revient à dire que depuis des décennies, il ne se passe absolument plus rien dans la rue ; partant de ce postulat, j'imagine que c'est transposable à la nature, l'animalier, le sport, et forcément au portrait !

Ernst

Membre

Posté(e)

Le 15/05/2021 à 17:57, Skeudenner a dit :

Ce qui revient à dire que depuis des décennies, il ne se passe absolument plus rien dans la rue ; partant de ce postulat, j'imagine que c'est transposable à la nature, l'animalier, le sport, et forcément au portrait !

Non, c'est simplement que je suis maintenant plus intéressé par une ruelle de Zanzibar ou de Tokyo (par pitié, en couleur hein) que par une ruelle de Carpentras ou de Roubaix. On peut étendre mon indifférence à la photo du gamin en VTT ou celle d'un animal léthargique que certains aiment prendre au zoo, cela ne me dérange pas.

Fut un temps, en photo de rue, on pouvait trouver des personnages typés, presque caricaturaux, pris à leur insu dans des situations particulières. Aujourd’hui, il ne manquera pas de voix pour déclarer indignes de telles photos. En découle chez l'amateur une normalisation de la banalité sous des airs de vertu.

On a bien le monde que l’on mérite, comme je dis toujours.

pgmur

VIP

Posté(e)

Il y a 8 heures, Ernst a dit :

Non, c'est simplement que je suis maintenant plus intéressé par une ruelle de Zanzibar ou de Tokyo (par pitié, en couleur hein) que par une ruelle de Carpentras ou de Roubaix. On peut étendre mon indifférence à la photo du gamin en VTT ou celle d'un animal léthargique que certains aiment prendre au zoo, cela ne me dérange pas.

Fut un temps, en photo de rue, on pouvait trouver des personnages typés, presque caricaturaux, pris à leur insu dans des situations particulières. Aujourd’hui, il ne manquera pas de voix pour déclarer indignes de telles photos. En découle chez l'amateur une normalisation de la banalité sous des airs de vertu.

On a bien le monde que l’on mérite, comme je dis toujours.

A te lire j'ai l'impression que plus beaucoup de sujets trouvent grâce à tes yeux, c'est peut être pour cela que tu te réfugies dans un monde imaginaire avec tes macros, qui entre parenthèses font également travailler le notre.

Ernst

Membre

Posté(e)

Il y a 13 heures, pgmur a dit :

j'ai l'impression que plus beaucoup de sujets trouvent grâce à tes yeux

Oh que si, mais comme ce ne sont pas les photos qui manquent, on finit par être exigeant.

Camilero

Membre

Posté(e)

Je na fais qu'exceptionnellement de la photo de rue, j'ai beaucoup de difficulté à photographier les personnes et je droit à l'image est quelques chose que je respectes profondément,

Cela m’ait arrivé de faire quelques photos de rue, je n'ai pas pu résister à certaines scènes de la vie courante, mais je ne m’autoriserai pas à les publier sur un site à partir du moment ou une personne et reconnaissable.

 

Posté(e)

La dernière fois que je me suis baladée dans Orléans pour essayer de faire un peu de photo de rue, il n'y avait pas un chat ( bon, ok, c'était le confinement :D ). 

Mais l'avant dernière fois que j'ai essayé, je n'ai vu que des gens le groin vissé sur leur téléphone portable. J'ai shooté une fois, deux fois, puis ça m'a soulée. :D 

Skeudenner

Membre

Posté(e)

C'est un avis personnel qui ne vaut que par son point de vue. Est-ce que les ruelles de Carpentras et de Roubaix ne présenteraient aucun intérêt aux yeux d'un Japonais ou d'un Zanzibarais, bien évidemment non ! L'habitude crée un phénomène de désintérêt, mais il faut aussi éduquer son regard à percevoir les petits évènements du quotidien des autres.

La nostalgie, pour autant que cela en soit une, des photos volées "des personnages typés, presque caricaturaux, pris à leur insu dans des situations particulières." n'est pas représentative de la photo de rue, c'est une vision faussée du genre, et qui fort heureusement est aujourd'hui condamnée par les tribunaux quand elle offre des images déshonorantes ou dégradantes.

J'aime bien le propos de cette photographe... 

"J'en ai marre d'entendre dire qu'on ne peut plus faire ceci ou cela.
Ce sont des excuses pour finalement ne pas se confronter aux sujets compliqués.
Beaucoup de photographes veulent obtenir des résultats trop vite.
Ce n'est pas de leur faute, ils sont nés dans un monde où tout se passe "hier".

Avec le numérique, c'est immédiat."

Jane Evelyn Atwood

Posté(e)

Elle n'a pas tort. 

Aujourd'hui tout doit aller vite. 

Perso, j'aime bien prendre beaucoup de temps quand je fais de la photo, de rue ou autre. 

Skeudenner

Membre

Posté(e) (modifié)

Il m'arrive de m'adonner à la lecture de témoignages de photographes de rue, chacun est différent bien sûr, et apporte son lot de réflexion, en voici une sur l'alternative de la photo unique ou de la série :

".../...

C’est là toute la difficulté de réussir à faire des images indépendantes qui fonctionnent, et ne pas travailler en série. Une série est un tas de briques, les images se portent entre elles, et la disposition permet de guider le spectateur, l’image unique est plus difficile à appréhender.

.../... " (Richie Lem)

J'ai toujours pratiqué l'une et l'autre sans jamais vraiment me poser la question de leur importance...

Modifié par Skeudenner

Skeudenner

Membre

Posté(e)

Et pour faire bonne mesure, en voici une autre du même auteur :

"Si j’ai un reproche à faire, c’est à la tonne de photographes qui veulent faire la même chose.../... et tous se gargarisent devant tel ou tel réglage standard à la 500px et tel coucher de soleil / plan en contre-plongée de buildings qui forment un carré / paysage de skyline américaine. Allez voir sur le site ce qu’ils vendent, allez voir les photos présentées dans les « conseils lightroom » sur Youtube et vous comprendrez cette contagion qui aplanit les images."

D'accord, pas d'accord, ça se discute, mais se poser la question, c'est déjà une bonne chose...

Invité
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